Chute des mises en chantier de logements aux Etats-Unis

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Les mises en chantier ont baissé de 7,8% le mois dernier outre-Atlantique. Mais compte tenu du recul des ventes, ce ralentissement reste trop faible, même s'il devrait perdurer.

A l'évidence, la hausse des taux d'intérêt et l'augmentation des maisons invendues ont découragé plus d'un projet immobilier le mois dernier aux Etats-Unis. Les mises en chantier de logements ont reculé de 7,8% en mars par rapport à février, à 1,96 million d'unités en rythme annuel, soit leur plus bas niveau depuis un an.

Ce chiffre est inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur 2,03 millions d'unités en rythme annuel. Qui plus est, le ministère a légèrement révisé à la hausse le nombre de mises en chantier de logements pour février, à 2,126 millions contre 2,120 millions annoncées initialement. Par rapport à mars 2005, les mises en chantier de logements ont augmenté de 6,9%.

Signe que ce ralentissement devrait se prolonger, les permis de construire ont enregistré un recul de 5,5% en mars en rythme annuel pour atteindre 2,06 millions, alors que les analystes en attendaient 2,10 millions. "Le secteur immobilier commence enfin à montrer des signes d'essoufflement après un début d'année en fanfare", souligne Brian Fabbri, chez BNP Paribas. Mais l'économiste considère que ce recul est insuffisant. "Le nombre de projet reste très élevé compte tenu de la baisse des vente, et ce déséquilibre devrait se creuser dans les mois à venir", considère-t-il.


Les prix à la production continuent de grimper
L'indice des prix à la production a progressé de 0,5% en mars par rapport à février aux Etats-Unis tandis que l'indice de base (hors produits volatils comme l'énergie) augmentait de 0,1%. Les économistes tablaient sur une hausse de 0,4% de l'indice des prix à la production et de 0,2% pour l'indice de base. Il s'agit de la plus forte hausse des prix à la production depuis décembre 2005. La Fed reste préoccupée par l'augmentation du taux d'utilisation des capacités de production et du plein emploi qui menacent de doper l'inflation.

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