L'Allemagne retrouve des marges de manoeuvre budgétaires

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La commission parlementaire du budget a présenté son projet de loi de finances pour 2007. Le retour de la croissance a permis de doper les recettes fiscales. Une situation qui rend compatibles une hausse des dépenses et la réduction du déficit public.

Le retour de la croissance en Allemagne - elle devrait atteindre 2,3% en 2006 et 1,4% en 2007 - offre des marges de manoeuvre inespérées. Le projet de budget allemand pour 2007 que doit adopter le Bundestag le 24 novembre prochain réussi le tour de force d'accroître les dépenses publiques, notamment d'investissement, tout en réduisant le déficit public.

Les amendements apporté cette nuit par la commission budgétaire du parlement allemand au projet de budget 2007 du ministre des Finances Peer Steinbrück prévoit même une hausse supplémentaire de 414 millions d'euros du programme d'investissement qui approche désormais 24 milliards d'euros. L'ensemble des dépenses fédérales inscrites au budget 2007 devraient atteindre 267,2 milliards d'euros, le reste étant du ressort des Lander. Dans le même temps, la commission parlementaire a accepté de ramener à 19,58 milliards d'euros le déficit budgétaire prévisionnel pour 2007 contre 30 milliards d'euros cette année.

Le budget 2007 est un sujet légitime de satisfaction pour la chancelière Angela Merkel. Avec le retour de la croissance, l'ensemble des recettes fiscales devrait atteindre 484,7 milliards d'euros en 2006, soit 19,4 milliards d'euros de plus que prévu. Elles atteindraient 514,1 milliards d'euros l'an prochain. Cette manne permettra à l'Allemagne de ramener le déficit public sous les barres des 3% du PIB en 2006 et en 2007.

"Les risques de dérapages persistent dans le domaine de la sécurité sociale", tempère toutefois la Société Générale. La réforme du système de santé prévoit peu de mesures en vue de modifier le rythme de progression des dépenses santé et vieillesse. "Après les estimations de recettes, les gens peuvent avoir l'impression que nous nageons dans l'argent, soulignait récemment le ministre des Finances. Nous avons fait de notre mieux ces dernières semaines pour convaincre tout le monde que réduire le déficit était la priorité".

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