La Commission européenne relève ses prévisions de croissance sur la zone euro

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La croissance de la zone euro devrait atteindre 2,6% cette année et 2,1% l'an prochain, contre 2,5% et 1,8% anticipés auparavant. Le taux de chômage devrait être ramené du pic de 9% atteint en 2004 à 7,4% en 2008.

Avalanche de bonnes nouvelles ce matin en provenance de la Commission européenne. Bruxelles a relevé ses prévisions de croissance économique pour la zone euro à 2,6% cette année et 2,1% en 2007, et donné une première prévision de 2,2% pour 2008. Auparavant, Bruxelles tablait sur une croissance de 2,5% en 2006 et de 1,8% en 2007. L'Union européenne devrait connaître une croissance de 2,8% cette année, son meilleur niveau depuis le début de la décénnie, et de 2,4% l'an prochain. La France connaîtra une croissance de 2,2% cette année, puis de 2,3% l'an prochain et 2,1% en 2008, mais elle s'installe durablement dans le déficit des comptes extérieurs, précise la Commission.

"Les principaux facteurs de cette évolution cette année sont la vigueur de la demande intérieure - en particulier l'investissement - et une croissance soutenue de l'économie mondiale (...). L'activité économique devrait se ralentir quelque peu en 2007 et 2008, en écho aux perspectives mondiales et, plus particulièrement, le ralentissement prévu de l'économie américaine", explique la Commission dans un communiqué.

Autre sujet de satisfaction non négligeable, l'Union européenne devrait créer 7 millions d'emplois sur la période 2006-2008 (5 millions dans la zone euro), ce qui devrait faire ramener le taux de chômage du pic de 9 % atteint en 2004 à 7,3 % en 2008 pour l'Union européenne dans son ensemble et à 7,4 % dans la zone euro. Selon les prévisions, l'inflation devrait également tomber progressivement sous le seuil de 2 % fixé par la BCE pour la zone euro en 2008.

"Cela prouve le bien-fondé des réformes économiques et des efforts d'assainissement budgétaire entrepris dans le contexte d'une économie mondiale forte, et devrait encourager les États membres à poursuivre dans la seule voie susceptible de renforcer et d'améliorer la croissance et de créer des emplois", déclare dans le communiqué Joaquín Almunia, membre de la Commission chargé des affaires économiques et monétaires.

Enfin, la santé des finances publiques s'avère également meilleure que prévu au printemps: le déficit budgétaire moyen observé se situe à 2 % du PIB cette année, dans l'Union européenne comme dans la zone euro, contre 2,3 % et 2,4 % respectivement en 2005, essentiellement grâce à des recettes fiscales dépassant les prévisions. En dépit de cette amélioration générale, cinq États membres, dont le Portugal et la Grèce dans la zone euro (voir document en anglais ci-joint), affichent encore un déficit supérieur à 3 % du PIB cette année.

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