Recul surprise du déficit commercial américain

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Le recul des importations pétrolières a allégé le déficit de la balance commerciale américaine en mars. Au vu des évolutions récentes des cours du pétrole, cette tendance ne devrait toutefois pas durer. L'indice de confiance des consommateurs du Michigan accuse un net repli.

Deuxième mois consécutif de recul pour le déficit commercial américain. Son solde s'est réduit en mars de 5,6% à 62 milliards de dollars contre 65,6 milliards en février, grâce à une baisse des importations pétrolières notamment. Un chiffre bien meilleur que les attentes des économistes du consensus recueilli par l'agence Bloomberg, qui tablaient en moyenne sur un déficit de 67 milliards de dollars. Les plus optimistes d'entre eux ne s'attendaient pas à un déficit de moins de 63,5 milliards d'euros.

Le mois précédent déjà, la balance commerciale avait agréablement surpris. Il faut remonter à août 2005 pour trouver un déficit américain moins important. Autre satisfaction: c'est la première fois depuis novembre 2003 que la balance commerciale enregistre deux mois consécutifs d'amélioration. Enfin, cette amélioration s'explique par l'effet conjugué de la hausse des exportations et du recul des importations.

Alors que les importations ont baissé de 0,8% à 176,7 milliards de dollars, les exportations ont progressé de 1,9% à 114,7 milliards. Du côté des exportations, les Américains ont vendu plus de matières premières (+1,2 milliard) et de biens d'équipement (+510 millions). A l'origine du recul des importations, les achats de produits pétroliers à l'étranger ont nettement reculé: les importations de brut ont baissé de 1,6 milliard et celles de gaz naturel de un milliard.

Résultat, le déficit de la balance pétrolière a ainsi baissé à 20,1 milliards de dollars contre 22,6 milliards en février, soit le niveau le plus bas depuis juillet 2005. "Malheureusement, cette tendance ne devrait pas perdurer en raison de l'évolution récente des prix du pétrole", déplore Mitul Kotecha, chez Calyon. Pour l'économiste, la seule bonne nouvelle de ce solde réside dans le fait que le taux de croissance du premier trimestre devrait s'en ressentir.

Du point de vue géographique, les Etats-Unis ont aggravé leur dépendance envers la Chine, avec une hausse de 12,5% de leur déficit à 15,6 milliards de dollars. Le déficit avec l'Union européenne s'est accru de 22% à 10,1 milliards. Du côté des pays de l'Opep, le déficit s'est creusé de 10% à 8,1 milliards de dollars.


L'indice de confiance du Michigan en net repli
L'indice de confiance des consommateurs américains calculé par l'université du Michigan a baissé à 79 points en mai contre 87,4 points en avril. Une amère déception pour les économistes, qui tablaient en moyenne sur un indice à 86 points. L'indice atteint ainsi un plus bas depuis octobre dernier. L'indicateur mesurant les conditions actuelles a baissé à 96,2 points contre 109,2 points en avril. Celui mesurant les attentes a baissé à 68 points contre 73,4 le mois précédent.

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