L'inflation américaine a reculé de 0,5% en octobre

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Les prix à la consommation ont reculé de 0,5% en octobre par rapport au mois précédent aux Etats-Unis. L'inflation sur un an, de 1,3%, est la plus faible depuis juin 2002, tandis que l'inflation sous-jacente a reculé à 2,7%.

Les prix à la consommation ont reculé de 0,5% en octobre par rapport à septembre aux Etats-Unis, après un recul du même ordre en septembre. De son côté, l'indice de base, c'est-à-dire défalqué des éléments volatils comme l'alimentation et l'énergie, a augmenté de 0,1% après une hausse de 0,2% le mois précédent. Les analystes du consensus recueilli par Bloomberg tablaient sur un recul de 0,3% des prix à la consommation et une hausse de 0,2% de l'indice de base. "Une décrue des prix était attendue en raison du recul de 7% des prix de l'énergie et de 11,1% des prix à la pompe", indique Michael Carey, économiste chez Calyon.

Sur un an, l'inflation a progressé de 1,3%, la plus faible hausse depuis juin 2002. Mais cette progression très basse s'explique par un effet de base, puisque le mois de comparaison, octobre 2005, était très marqué par l'effet de l'ouragan Katrina. "De son côté, l'inflation sous-jacente, à 2,7% contre 2,9% en septembre sur un an reste au dessus de la zone de confort de la Réserve fédérale (Fed), que nous estimons entre 1,75% et 2,25%", indique Michael Carey.

"La combinaison d'une croissance qui évoluerait sous son rythme potentiel et d'une inflation sous-jacente en repli devrait inciter la Fed à desserrer son étreinte l'an prochain. Nous maintenons donc notre scénario d'une première baisse de 25 points de base au cours du deuxième trimestre, suivi de deux mouvements de même ampleur ramenant le taux objectif des fed funds à 4,50% en fin d'année 2007", indique Nathalie Dezeure, économiste chez Natexis.

Mais selon les minutes publiées hier de sa réunion du 25 octobre, la Réserve fédérale américaine (Fed) n'exclut pas, en fait, la possibilité d'une future hausse de taux face aux risques d'inflation. "Un nombre important de données seront publiées d'ici la prochaine réunion, ce qui donnera toute latitude au comité de politique monétaire pour affiner son jugement avant de décider si une nouvelle hausse de taux est nécessaire face à ces risques", souligne le compte-rendu.

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