Vinci se distingue dans un marché erratique

Après avoir enregistré un plus haut annuel dans la matinée, le marché parisien a ensuite effacé une partie de ses gains. A la clôture, le CAC 40 gagne 0,29% à 5.141 points. Star du jour, Vinci s'adjuge 6% sur fond de relèvement de recommandation.

Le marché parisien a joué aux montagnes russes en ce dernier jour de la semaine. La volatilité étant importante avec l'expiration des futures et options sur indices, en Europe comme aux Etats-Unis, la Bourse de Paris a inscrit un plus haut annuel ce matin à 5.171,38 points avant d'effacer ses gains peu avant 15 heures. Puis, dans le sillage de Wall Street, elle a repris un peu de couleurs sans toutefois revenir sur ses niveaux de la matinée.

A la clôture, le CAC 40 gagne 0,29% à 5.141,08 points dans un volume d'affaires important de 7 milliards d'euros. A Londres, le Footsie prend 0,11%. A Francfort, le Dax concède 0,26%.

Sur le plan économique, la production industrielle est restée stable en janvier dans la zone euro après une hausse de 0,2% en décembre. Le coût de la main-d'oeuvre a quant à lui augmenté de 2,4% en rythme annualisé au quatrième trimestre.

Outre-Atlantique, l'indice de confiance des consommateurs américains, tel que calculé par l'Université du Michigan, est ressorti à 86,7 en mars en première estimation, inchangé par rapport à février. Les économistes tablaient sur une hausse à 88. La production industrielle des Etats-Unis a rebondi de 0,7% le mois dernier, comme prévu par les analystes, après un repli de 0,3% (révisé de -0,2%) en janvier.

Le contrat avril sur le brut léger américain gagne 11 cents à 63,70 dollars le baril après un rebond de 1,41 dollar jeudi. Les opérateurs s'interrogent sur les approvisionnements en essence à l'approche de la " driving season ". Le dollar reste faible à 1,2190 pour 1 euro, la hausse limitée des prix à la consommation aux Etats-Unis apaisant les craintes quant à l'évolution des taux de la Fed.

Sur le front des valeurs, Vinci bondit de 6% à 82,20 euros, signant ainsi la meilleure performance du CAC 40. JP Morgan a relevé son objectif de cours sur le titre du groupe de BTP de 100 à 105 euros. En cours de journée, le titre a touché un plus haut historique à 82,35 euros.

Axa progresse de 0,65% à 29,38 euros alors que le Wall Street Journal indique que les assureurs envisagent un rapprochement transatlantique majeur, évoquant notamment un intérêt de l'américain St. Paul Travelers pour le suisse Zurich Financial. Scor avance pour sa part de 2,88% à 2,14 euros.

L'Oréal perd finalement 0,34% à 74,35 euros. Le groupe a annoncé le lancement d'une OPA amicale sur le britannique Body Shop pour 652 millions de livres (941 millions d'euros) en numéraire, représentant une prime de 12% par rapport au cours de clôture de jeudi. Par ailleurs, L'Oréal a annoncé que son conseil d'administration proposait le versement d'un dividende de 1 euro par action (+22%) au titre de l'exercice 2005.

STMicroelectronics s'apprécie de 0,97% à 14,60 euros alors que Merrill Lynch a intégré le titre à sa liste de valeurs européennes recommandées. L'intermédiaire a également relevé son objectif de cours de 17 à 19 euros.

Casino prend encore 3,03% à 57,75 euros, toujours porté par son programme de cessions d'actifs de 2 milliards d'euros à fin 2007. JP Morgan est passé de " sous-pondérer " à " surpondérer " sur le titre du groupe de distribution et a porté son objectif de cours de 48 à 62 euros. Holding de tête de Casino, Rallye monte de 4,41% à 35,98 euros.

Suez perd en revanche 1,21% à 34,36 euros. Le Premier ministre belge a annoncé que le projet de fusion avec Gaz de France sera soumis à la Commission européenne début avril. Gaz de France prend 2,14% à 30,96 euros. GDF et Suez sont prêts à écouter l'italien Enel si ce dernier " veut apporter un plus à notre projet ", a déclaré Jean-François Cirelli, PDG de Gaz de France à La Tribune. Concernant la hausse du prix du gaz prévue en avril, M. Cirelli indique demander au gouvernent une augmentation inférieure à 10%.

Enfin, Alstom engrange 4,46% à 67,90 euros. D'après Les Echos, la SNCF va lancer un appel d'offres pour la fourniture de 120 rames de TGV à deux niveaux, dont la valeur pourrait dépasser 2,8 milliards d'euros.


Johan Deschamps
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