Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
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Le port de Port-la-Nouvelle prend le virage de la transition énergétique et cible l'accueil de filières industrielles d'avenir.
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Le port de Port-la-Nouvelle prend le virage de la transition énergétique et cible l'accueil de filières industrielles d'avenir.
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« SAF+ International Group a confirmé son arrivée en France avec un projet d’unité de production d’e-SAF à Port-La Nouvelle », annonçait à la mi-mai sur Linkedin Jalil Benabdillah, le vice-président de la Région Occitanie, en charge de l'économie et de la réindustrialisation.
Grégoire Worko, directeur développement projet et commercial à la SEMOP (gestionnaire du port), rappelle que ce projet s’inscrit dans « la stratégie de Port-la-Nouvelle est de devenir le port de la transition énergétique en Méditerranée, autour de l’éolien flottant, de l’hydrogène vert, et de filières innovantes et créatrices de valeur ».
L’annonce de cette usine audoise fait écho à deux autres projets qui ont, eux, opté pour la zone industrialo-portuaire de Marseille-Fos. H4 Marseille-Fos, co-entreprise née du rapprochement entre le français H2V et l’allemand HyGen, a été officialisé sous cette forme lors de Choose France il y a un an. NeoCarb, de son côté, est porté par Elyse Energy.
Dans un contexte de tensions géopolitiques et d’inquiétudes sur l’approvisionnement en kérosène, les compagnies aériennes sont poussées à accélérer leur décarbonation. Parmi les alternatives, les SAF, biocarburants fabriqués à partir de biomasse, et le e-SAF, carburant de synthèse produit avec de l’hydrogène renouvelable ou bas carbone combiné à du dioxyde de carbone (CO₂) industriel. Une manière de se mettre en conformité avec le règlement européen RefuelEU Aviation qui impose des quotas progressifs de carburants durables dans l’aviation.