Le cours du brut dope les résultats de Total
La Tribune
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Le quatrième groupe pétrolier mondial a vu son résultat net ajusté (qui exclut notamment les éléments non-récurrents) s'établir à 3,376 milliards d'euros, son résultat d'exploitation ajusté des secteurs d'activité s'accroitre de 24% à 6,767 milliards et son chiffre d'affaires à 39,605 milliards, soit une hausse de 19%. Le marché attendait en moyenne un résultat net ajusté de 3,212 milliards et un résultat d'exploitation de 6,505 milliards. Exprimé en dollars, le bénéfice net ajusté de Total a progressé de 6%, à comparer aux hausses de respectivement 7%, 12% et 49% de BP, Royal Dutch Shell et ExxonMobil.
Total, qui comme les autres "majors", tire l'essentiel de ses résultats de son pôle exploration & production, a vu sa production baisser de 4,8% sur les trois premiers mois de l'année, à 2,440 millions de barils équivalent pétrole par jour. Ce recul s'explique "principalement par l'effet prix pour plus de la moitié de la variation, par les effets de périmètre et par l'impact des incidents au Nigeria", a souligné Thierry Desmaret, PDG de Total.
Le français a souligné que les risques perçus sur l'approvisionnement du marché ont poussé les prix du pétrole brut vers de nouveaux records. "Dans ce contexte, les prix du brut ont poursuivi leur hausse alors que les marges de raffinage s'inscrivaient en retrait par rapport au niveau atteint en 2005", a-t-il ajouté. Sur les trois premiers mois de l'année, le prix moyen du baril de Brent a progressé de 30% par rapport au premier trimestre 2005 pour s'établir à 61,8 dollars le baril.
Le secteur amont a vu son résultat d'exploitation ajusté bondir de 40% à 5,601 milliards d'euros, avec une rentabilité des capitaux employés (ROACE) qui s'est établie à 42% contre 40% en 2005. Le secteur aval a vu sa contribution au résultat opérationnel du groupe baisser de 4% à 856 millions d'euros, en raison d'un "environnement du raffinage en Europe moins favorable qu'un an auparavant". Le ROACE de cette division a gagné un point à 29%.
Le pôle chimie a vu son résultat opérationnel chuter de 44% à 310 millions d'euros, en raison de l'impact de la hausse des matières premières sur le segment pétrochimie. "La baisse d'Arkema (-40%) s'explique essentiellement par un environnement moins favorable qu'au premier trimestre 2005 pour les produits vinyliques et acryliques", a ajouté Total, notant que le ROACE du pôle avait reculé de 2,5 points par rapport à 2005 à 8,5%. Sur l'ensemble de groupe, cet indicateur progresse cependant d'un point au premier trimestre 2006 par rapport à l'ensemble de 2005, à 28%. Total a également dit avoir maintenu son ratio d'endettement aux alentours de 25% à 30%.
Le pétrolier n'a pas donné de prévisions chiffrées pour le deuxième trimestre. Il a juste indiqué que depuis que celui-ci a commencé, "les risques perçus sur l'approvisionnement du marché ont poussé les prix du pétrole brut vers des niveaux record et les marges de raffinage se situent à un niveau légèrement supérieur à celui du premier trimestre".
A la clôture, le titre gagne 1,69% à 222,40 euros à Paris.
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