Nec revend Packard Bell

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Le groupe japonais cède le numéro trois du marché européen des PC grand public à l'homme d'affaires sino-américain John Hui.

Fin du suspense: le géant nippon de l'électronique Nec revend une division confrontée à une forte concurrence. Il cède donc le fabricant européen d'ordinateurs Packard Bell à l'homme d'affaires d'origine chinoise Lap Shun John Hui. Ce dernier, à la tête du groupe Joui International, est également le cofondateur du fabricant de PC d'entrée de gammes eMachines. John Hui a revendu en mars 2004 cette activité au constructeur d'ordinateurs américain Gateway, dont il est le deuxième actionnaire. Et eMachines est aujourd'hui l'une des grandes marques d'ordinateurs grand public aux États-Unis.

Avec Packard Bell, John Hui investit donc cette fois-ci dans un des leaders des PC grand public vendus en Europe, où la marque occupe la troisième position. Packard Bell commercialise également ses produits en Afrique et au Moyen-Orient. Le montant de la transaction n'a pas été révélé.

Sur un effectif total de 750 personnes, 300 salariés sont localisés à Angers, le reste du personnel est basé à Paris et dans plusieurs pays européens.

La vente de Packard Bell faisait l'objet de spéculations depuis près de deux ans, mais son propriétaire actuel, Nec, avait à l'époque repoussé cette hypothèse. Il avait alors procédé à des délocalisations vers la République tchèque et vers la Chine. Peine perdue, ces délocalisations n'ont pas été suffisantes. En juin dernier, Nec s'est donc décidé à vendre Packard Bell. Il souhaitait alors accélérer son retrait définitif du marché européen des PC grand public où la guerre des prix est intense et les marges se réduisent. Nec suit donc l'exemple d'IBM qui a cédé sa division PC au chinois Lenovo.

Packard Bell, qui a misé sur la grande distribution pour commercialiser ses produits, s'est diversifié ces dernières années dans l'électronique grand public, qui représente aujourd'hui un tiers de son chiffre d'affaires. La société a vendu en 2005 2,5 millions d'ordinateurs portables ou de bureau et 2,5 millions de baladeurs MP3 et vidéo, des écrans plats, des disques durs, des terminaux GPS et des lecteurs DVD. Elle a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 1,5 milliard d'euros et prévoit en 2006 une croissance de 10 à 15%.

Sous la houlette de John Hui, Packard Bell pourrait accélérer sa pénétration de marchés en forte croissance, comme l'Europe de l'Est, l'Argentine et le Chili et lancer de nouveaux produits dans des secteurs très dynamiques comme les GPS et les disques durs. Enfin, pour développer Packard Bell, des alliances ou des acquisitions ne sont pas exclues.

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