Le géant allemand TUI attaqué sur ses marges dans le transport maritime

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Mêmes causes, même effets pour TUI. Comme sur les trimestres précédents, le géant allemand du voyage, qui possède notamment Nouvelles Frontières en France, reste sous pression sur le troisième trimestre, en raison d'un environnement touristique morose et de la pression sur les prix subie par sa division transport maritime.Ainsi, au troisième trimestre 2006, le voyagiste a enregistré un résultat net en chute libre, à 299,4 millions d'euros, contre 604,3 millions d'euros un an plus tôt. Ce, malgré une hausse du chiffre d'affaires, qui ressort à 6,74 milliards d'euros contre 6,22 milliards l'année précédente, marqué par un repli de 2,4% à 5,16 milliards d'euros de la division tourisme, et un bond de 73% à 1,51 milliard d'euros, dans le transport maritime grâce à l'intégration de CP Ships.Si le chiffre d'affaires progresse, la rentabilité, elle, n'est pas au rendez-vous. Alors que le tourisme affiche un bénéfice opérationnel de 584 millions d'euros (au même niveau que celui atteint l'année précédente), le résultat opérationnel courant du transport maritime s'effondre et passe dans le rouge à -25 millions d'euros, contre un bénéfice d'exploitation trimestriel de 95 millions d'euros un an plus tôt. Au total, le résultat opérationnel courant du groupe descend à 529 millions d'euros contre 708 millions l'année précédente.Après un troisième trimestre médiocre, TUI peine à rassurer pour l'ensemble de l'année. Le groupe indique que pour la saison estivale 2006, qui s'est terminée au 31 octobre, le nombre de ses clients était en hausse de 2,4%. Si le groupe espère voir le tourisme en Europe centrale se redresser, il craint de voir la situation se dégrader en Europe de l'Ouest. "En raison d'un marché toujours faible en France, l'Europe occidentale ne générera probablement pas des marges positives sur l'ensemble de l'année", explique TUI.Par ailleurs, dans le transport maritime, TUI confirme que l'intégration de CP Ships est en bonne voie. Mais le résultat de cette division sera nettement en dessous de ceux enregistrés en 2005, prévient le groupe, alors que les frais d'intégration, la hausse du prix du pétrole, et la hausse des taxes portuaires pèseront sur la rentabilité.Compte tenu de tous ces éléments, TUI prévoit sur l'année, un résultat opérationnel en baisse, pour l'ensemble du groupe, et une forte hausse du chiffre d'affaires.Ces mauvais résultats et ces perspectives décevantes sont sanctionnées en Bourse et le titre recule de 4,81% à 16,61 euros en fin de séance, à Francfort. Par ailleurs, ces résultats devraient donner un peu plus d'arguments aux actionnaires du groupe qui plaident en faveur d'un démantèlement. D'après des rumeurs, le fonds britannique Hermes, entre autres, souhaite en effet la scission des deux activités transport maritime et tourisme, et pourrait revenir à la charge.

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