Accor estime que les 35 heures dans l'hôtellerie lui coûteront 5 millions par an

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Le groupe est le premier à chiffrer l'impact du passage aux 35 heures imposé par le Conseil d'Etat à l'hôtellerie-restauration. Un coût qu'Accor devrait pouvoir digérer au vu de ses bons chiffres sur les neuf premiers mois de 2006.

Le groupe hôtelier français Accor, qui dévoilait jeudi soir son chiffre d'affaires à fin septembre (+4,5% au troisième trimestre, à 1,95 milliard d'euros, +7% sur neuf mois à 5,641 milliards), estime, selon Jacques Stern, membre du directoire et directeur financier, que les 35 heures dans son secteur lui côuteront cinq millions d'euros par an. Le Conseil d'Etat a annulé mercredi l'accord sur les 39 heures dans les hôtels-restaurants et leur impose le régime des 35 heures, avec versemement rétroactif des heures supplémentaires depuis le 1er janvier 2005.

La mobilisation s'est d'ailleurs déclenchée sur ce dossier. Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, annonce des amendements au projet de budget (PLF, projet de loi de finance) et à celui de la Sécu (PLFSS, projet de loi de finance de la sécurité sociale) afin de préserver l'avenir et les emplois dans les entreprises de l'hôtellerie-restauration.

Le Synhorcat, deuxième organisation patronale du secteur, et qui représente les PME, conseille à ses adhérents de "continuer à faire travailler les salariés à 39 heures par semaine, en évitant de leur faire effectuer des heures supplémentaires et d'embaucher les nouveaux à 35 heures."

Toutefois, même avec un coût de 5 millions d'euros par an, Accor devrait pouvoir digérer cette mesure sans trop d'encombre. En témoignent ses chiffres sur neuf mois et le maintien de ses prévisions pour l'année 2006 d'un bénéfice avant impôt et éléments non récurrents situé entre 680 et 700 millions d'euros, soit une progression de 20%.

En chiffre d'affaires, l'hôtellerie d'Accor fait mieux qu'au premier semestre, progressant de 6,3% à données comparables à 1,424 milliard, notamment grâce à l'Europe du Nord. Accor souligne avoir également bénéficié d'un redémarrage de l'Europe du Sud et notamment de la France où les ventes en France progressent de 4,5% en données comparables au troisième trimestre. L'activité service progresse de 15,1% (à périmètre et change constant) à 178 millions tandis que les autres activités (casinos, restaurations) progressent de 334 à 347 millions.

Vendredi, le titre cède 0,18% à 54,25 euros en fin de journée.

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