Mittal ne pourra pas retirer Arcelor de la cote

Selon un communiqué publié ce matin, Arcelor Mittal affirme que "la période de rachat obligatoire de participations minoritaires stipulée par la loi luxembourgeoise a expiré le 17 novembre 2006. Aucune procédure de retrait obligatoire des participations minoritaires d'Arcelor SA restantes n'a été déclenchée car la participation détenue par Mittal Steel dans Arcelor SA est inférieure à 95% du capital social, seuil exigé par la loi luxembourgeoise pour effectuer un retrait obligatoire des participations minoritaires".Cette déception intervient après plusieurs revers récents. Les autorités boursières brésiliennes ont d'abord décidé, voici deux semaines, que le groupe contrôlé par Lakshmi Mittal allait devoir lancer une offre sur la totalité du capital d'Arcelor Brésil, la filiale brésilienne du groupe. Une opération dont Mittal souhaitait vivement se dispenser, dans la mesure où elle va l'obliger à une sortie de fonds supplémentaire.Deuxième contre-temps: la fondation néerlandaise qui contrôle Dofasco, la filiale canadienne d'Arcelor, a refusé de se dissoudre. Or, il s'agissait là d'un préalable indispensable à la cession de Dofasco à l'allemand Thyssen, cession que Mittal avait prévue pour alléger la facture de la prise de contrôle d'Arcelor.Autant de contre-temps qui viennent compliquer quelque peu la finalisation de la prise de contrôle du sidérurgiste européen Arcelor par le groupe Mittal, et en renchérir la facture.A la Bourse de Paris, l'action Mittal gagne 1,27% à 32 euros en fin de séance.