Le PS conteste le coût du projet législatif UMP

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La polémique enfle sur le coût des programmes électoraux. Au centre du débat, le chiffrage du programme législatif de l'UMP. La semaine dernière, les responsables du parti dirigé par Nicolas Sarkozy ont rendu public le coût des "mesures prioritaires" de leur programme - une dizaine de propositions - en avançant le chiffre de 27 milliards d'euros sur la législature. Des dépenses que l'UMP s'engage à financer par un redéploiement des dépenses publiques, celles de l'Etat comme celles de la sécurité sociale. Campagne électorale oblige, les experts du parti socialiste ont sorti leur calculette pour élaborer leur propre chiffrage, présenté mardi soir au bureau national. Avec des conclusions, comme on peut l'imaginer, radicalement différentes. Dans une note élaboré par Eric Besson, secrétaire national à l'économie et à la fiscalité, le PS estime que "le coût global du projet UMP présenterait un impact d'ici 2012 d'au moins 75 milliards d'euros en dépenses brutes et de 53 milliards d'euros en dépenses nettes, une fois déduites les "économies" promises par l'application d'une norme de dépense de 1,8% par an en volume sur les dépenses de l'Etat". Et le PS de souligner que "c'est près de deux fois le coût net du projet du parti socialiste qui s'élève à 30,7 milliards d'euros". Les socialistes contestent les hypothèses de croissance retenues par l'UMP pour élaborer ses calculs. "Ce projet triche sur son financement car il repose sur une croissance moyenne d'au moins égale à 2,25% pour la prochaine législature, ce que la droite n'a jamais réalisé depuis 20 ans". Les experts socialistes estiment qu'il faudrait une compression des dépenses publiques de près de 40 milliards d'euros d'ici 2012 et d'au moins 20 milliards d'euros sur les seules dépenses de l'Etat pour financer le projet UMP sans dégradation du solde. "Même avec une croissance annuelle moyenne de 2,25%, le projet de l'UMP dans son ensemble n'est pas finançable en l'état, affirme Eric Besson. Il creuserait un trou de l'ordre de 1,1 point de PIB en 2012 dans les comptes publics, conduisant à un maintien des déficits à plus de 3,4% sur l'ensemble de la législature". Il n'est pas certain que les Français soient sensibles à la bataille de chiffres lancée par les responsables des partis. La polémique a débuté l'été dernier, lorsque le PS a présenté son projet. Un ensemble de propositions évalué par les socialistes à 49 milliards d'euros de dépenses brutes et à 30,7 milliards en net, une fois prises en compte les nouvelles recettes fiscales. Un calcul contesté immédiatement par le ministre délégué au budget Jean-François Copé qui chiffre à 115 milliards d'euros le programme socialiste.

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