Prisa : Ignacio de Polanco succède à son père

Le magnat espagnol des médias, Jesus de Polanco, fondateur de l'empire Prisa, premier groupe de presse privé espagnol, qui édite le grand quotidien El Pais, est mort samedi à Madrid à 77 ans. Son fils Ignacio prend sa succession.

Le magnat espagnol des médias, Jesus de Polanco, fondateur de l'empire Prisa, premier groupe de presse privé espagnol, qui édite le grand quotidien El Pais, est mort samedi à Madrid à 77 ans. Il dirigeait son empire entouré de sa famille, comme dans de nombreux groupes espagnols. Trois de ses quatre enfants figurent dans l'organigramme du groupe, ainsi qu'un de ses neveux.

Un de ses fils, Ignacio, qui était jusqu'à présent vice-président va lui succéder à la tête de Prisa. Il a été élu à l'unanimité par le conseil d'administration du groupe. Jesus de Polanco détenait plus de 64% du capital du groupe. Outre El Pais, titre phare du groupe né en 1976, en pleine transition démocratique post franquiste, Prisa possède notamment la radio Cadena Ser, le journal économique Cinco Dias, le quotidien sportif As, la chaîne de télévision Cuatro. Il est aussi le premier actionnaire de Sogecable, l'opérateur de Canal Plus en Espagne.

Hors du pays, Prisa détient plus de 15% du capital du journal français Le Monde, possède le groupe portugais Media Capital, et de nombreux médias en Amérique latine, comme la radio chilienne Ibero American Radio Chile. Il est également en train d'acheter le quotidien de référence colombien El Tiempo.

Hors médias, Prisa est présent dans le secteur de l'édition avec la marque Santillana, entre autres. En 2006, le groupe, qui emploie 14.000 personnes dans 22 pays, a réalisé un chiffre d'affaires de 2,8 milliards d'euros pour un bénéfice net de 228,9 millions d'euros, en progression de 49,8% par rapport à l'année précédente.

Ses deux fleurons, El Pais, premier quotidien payant d'Espagne, et la radio Cadena Ser, sont relativement proches du pouvoir du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero, et Jesus de Polanco s'est plusieurs fois opposé à la droite au cours de son parcours. A la fin des années 90, il avait lutté fermement contre le gouvernement conservateur de José Maria Aznar qui voulait freiner ses projets d'expansion.

Plus récemment, il avait engagé en mars 2007 un bras de fer avec la droite espagnole en l'accusant d'accointances franquistes. Le parti d'opposition de droite Parti Populaire (PP) avait réagi en boycottant les publications du groupe pendant plusieurs semaines.

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