Les Caisses d'épargne démentent vouloir ouvrir leur capital

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Le directeur général de l'Ecureuil dénonce comme "grotesques et ridicules" les informations de presse faisant état d'une possible ouverture de capital, notamment à un fonds koweitien. Selon le quotidien Le Monde, le groupe chercherait à reconstituer des fonds propres mis à mal par la politique d'acquisition de la direction.

Les Caisses d'épargne ont démenti samedi tout projet d'ouverture de capital, après des informations du journal Le Monde selon lesquelles le groupe "envisagait d'ouvrir son capital" actuellement détenu à 100% par les caisses régionales. Des informations "grotesques et ridicules" pour le directeur général de la Caisse nationale des Caisses d'épargne (CNCE), Nicolas Mérindol.

Selon le quotidien en date de dimanche-lundi, "une réflexion est engagée au plus haut niveau pour ouvrir le capital de la Caisse nationale", l'organe central du groupe mutualiste, à hauteur de 5 à 10%. Tout en soulignant que "l'opération, encore à l'état de projet, ne serait pas envisagée avant 2008", Le Monde indique qu'une "hypothèse défendue par plusieurs banquiers d'affaires vise à faire entrer le fonds d'Etat du Koweït" dans le capital.

Selon l'AFP, un porte-parole a confirmé samedi qu'"aucun projet d'ouverture du capital n'est à l'étude et qu'aucune discussion n'est engagée avec les fonds du Koweït".

Le Monde indique de son côté que les hypothèses d'ouverture du capital ont bien été évoquées lors de réunions stratégiques de l'état-major entre le 17 et le 20 décembre, même si "les Caisses d'épargne boucleront sans problème leur comptes pour 2007", à la différence des établissements financiers américains ou européens les plus fragilisés par la crise des "subprimes".

Un participant à ces réunions consacrées à "un bilan d'étape du plan stratégique" des caisses, qui a requis l'anonymat, a indiqué à l'AFP que "l'ouverture du capital a été évoquée comme un outil parmi de nombreux autres à la disposition des banques pour renforcer leurs fonds propres, mais cette mesure ne figure pas dans notre projet stratégique".

Après avoir démenti, Nicolas Mérindol a mis en cause une "succession" dans la presse de "déclarations dirigées contre le groupe, et qui sont contraires à l'intérêt de ses clients, de ses sociétaires et de ses dirigeants".

Selon Le Monde, les dirigeants des Caisses cherchent à reconstituer des fonds propres "sérieusement sollicités par la politique d'acquisitions multiples menées depuis deux ans". Le groupe Caisse d'épargne a en particulier constitué la banque d'affaires Natixis avec les Banques Populaires et s'est aussi rapproché du groupe immobilier Nexity.

Mais le directeur indique que le groupe n'a "pas de problème de fonds propres par rapport à ses ratios réglementaires", son ratio Tier One (le niveau des fonds propres "durs" par rapport aux engagements, ndlr) devant atteindre entre "8,7% et 9%" au 31 décembre, soit l'un des ratios les plus élevés parmi les banques françaises.

Critiqué pour sa politique d'acquisition, Nicolas Mérindol a également rappelé que la Caisse d'Epargne n'avait investi que 1,5 milliard d'euros de fonds propres en numéraire depuis 2004, la plupart des acquisitions ayant été réalisées par apport de titres.

Dans un communiqué, le groupe a d'ailleurs jeudi, par la voix du président de son conseil de surveillance, Yves Hubert, "réitéré toute sa confiance au directoire" de la CNCE et à "son directeur général, Nicolas Mérindol, pour la conduite de la politique de développement du groupe menée depuis 1999, sous la présidence de Charles Milhaud".

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