L'Europe pourrait exiger de casser en deux les opérateurs de télécom
La Tribune
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Les opérateurs historiques de télécommunication pourraient être contraint de se casser en deux et d'isoler leur activité "gestion de réseau" afin d'accroître la concurrence dans ce secteur. C'est ce que devrait proposer mardi 13 novembre la Commissaire européenne à la Société de l'information, Viviane Reding. L'activité gestion de réseau serait alors installée dans une nouvelle division, censée n'avoir pas de contacts avec les autres activités et donc assurer des conditions d'accès égalitaires aux concurrents du groupe et à ses propres filiales.
A peine évoquée, cette proposition déclenche un tir de barrage des groupes concernés. Elle "découragera les gros investissements privés à risque dans des réseaux modernes à haut débit", a ainsi prévenu l'association européenne d'opérateurs de réseaux Etno. Le directeur exécutif de France Télécom pour les questions de régulation, Jacques Champeaux, s'est également inquiété d'un possible ralentissement du déploiement des nouveaux réseaux en fibre optique, décourageant la concurrence au lieu de la renforcer.
Viviane Reding projette aussi une autre réforme, la création d'une nouvelle autorité européenne des télécoms. Elle critique, en effet, durement l'absence de résultats concrets de l'ERG, qui rassemble les 27 régulateurs nationaux des télécoms. De même, elle souligne l'insuffisante coopération sur les questions transfrontalières des régulateurs nationaux souvent "influencés par leur gouvernement, ou trop proches des opérateurs".
Autres réformes qui devraient être aussi annoncées mardi, des améliorations des droits des consommateurs, par exemple lors des changements d'opérateur et la redistribution des fréquences radioélectriques libérées dans les prochaines années par le passage progressif de l'analogique au numérique pour la télévision.
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