Après le rachat de Converium, Scor affine ses objectifs pour 2007-2010

Le chiffre d'affaires du groupe de réassurance augmentera de 6,6% par an sur les quatre prochains exercices. L'objectif initial était de 7%.

"Dynamic Lift", deuxième version. Le groupe français de réassurance Scor a dévoilé aujourd'hui la deuxième mouture de son plan de développement à trois ans, baptisé "Dynamic Lift." Ces nouvelles perspectives prennent en considération le rachat du suisse Converium, finalisé le 8 août. Les comptes du suisse seront intégrés à ceux de Scor à partir du troisième trimestre 2007.

Initialement, "Dynamic Lift", présenté le 4 avril dernier, incluait une croissance du chiffre d'affaires de 7% par an, en moyenne, pour la période 2007-2010, cette dernière année devant se clore sur une activité de 5,56 milliards d'euros. Quant au bénéfice par action, il devait connaître une progression "à deux chiffres" sur la même période, pour un taux de rendement des capitaux propres de l'ordre de 13%.

Ces deux derniers objectifs sont confirmés dans la deuxième version de "Dynamic Lift." Idem pour l'ambition d'un retour à une note de solvabilité A+ et pour le montant des synergies issues du rachat de Converium, attendu à 68 millions d'euros.. Mieux, le groupe a - légèrement- relevé son objectif de retour sur investissements, de 5% à 5,5% par an sur la période 2007-2010. A l'inverse, Scor ne table plus que sur une hausse de 6,6% par an du chiffre d'affaires, le groupe se déclarant "un peu moins optimiste pour la réassurance non vie."

Propriétaire de 96,32% du capital de Converium, Scor aura de nouveau rendez-vous avec la communauté financière le 26 octobre, lorsqu'il décidera, ou non, de procéder à un retrait obligatoire des actions Converium qu'il ne détient pas encore. Puis, le 13 ou le 14 novembre, Scor présentera ses résultats du troisième trimestre. Au premier semestre, le bénéfice net s'est envolé de 77%, à 181 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en hausse de 55%, à 2,1 milliards. Denis Kessler, PDG de Scor, avait alors assuré, le 29 août, que "l'exposition du groupe au "subprime" (crédits immobiliers américains à risque)" était "plus que marginale."

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