Le déficit public allemand encore moindre qu'attendu en 2006

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La croissance aidant, le déficit public a été contenu à 1,7% du PIB en 2006, selon l'Office fédéral des statistiques. Pour 2007, les experts continent à s'interroger sur l'impact de la hausse de trois points de la TVA en début d'année.

L'exercice 2006 restera bien comme exceptionnel outre-Rhin. Le déficit public a en effet été encore moins élevé que prévu l'an dernier, ressortant à seulement 1,7% du PIB, selon des données révisées publiées ce jeudi par l'Office fédéral des statistiques, Destatis.

Dans une première estimation en janvier, l'Office avait chiffré le déficit public 2006 à 2% du PIB, mais dès le lendemain le ministère des Finances avait avancé un chiffre moins élevé, de 1,9% du PIB, invoquant un déficit moins important que prévu du budget fédéral, un des éléments pris en compte pour calculer le déficit public, avec les comptes des Länder, des communes et des caisses de sécurité sociale.

Dans son communiqué, ce jeudi, Destatis explique avoir pris en compte de nouvelles informations fiscales, qui ont révélé des recettes supplémentaires de 7 milliards d'euros. L'Allemagne est revenue l'an dernier dans les "clous" du Pacte de stabilité européen, qui limite les déficits publics en zone euro à 3% du PIB. Elle l'enfreignait depuis 2002.
La première économie de la zone euro cueille ainsi les fruits d'une plus grande maîtrise des dépenses de l'Etat, mais surtout de la reprise conjoncturelle en cours dans le pays.

La croissance a atteint 2,7% l'an dernier en Allemagne, du jamais vu depuis l'an 2000. Sur le seul quatrième trimestre comparé au troisième, le PIB a augmenté de 0,9%. D'après les données détaillées de Destatis, le commerce extérieur est resté le principal moteur de croissance au quatrième trimestre, en particulier les exportations qui ont augmenté de 6% sur un trimestre.

Mais d'autres impulsions se manifestent désormais à l'intérieur: les entreprises investissent, avec une formation brute de capital fixe en hausse de 1%, et les dépenses des ménages ont augmenté de 0,3% au quatrième trimestre, selon Destatis. Les économistes sont de plus en plus nombreux à estimer que l'économie allemande est désormais assez forte pour encaisser rapidement l'augmentation de trois points, à 19%, de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), entrée en vigueur en début d'année.

"La consommation privée souffrira" de la TVA, estime cependant Sylvain Broyer, économiste chez Natixis, qui anticipe une stagnation de l'activité au premier trimestre. Sur l'ensemble de l'année, le gouvernement table officiellement sur une croissance de 1,7%.

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