Grenelle de l'environnement : le patronat satisfait

Le Medef et la CGPME ont salué les conclusions du Grenelle de l'Environnement, se réjouissant qu'il n'y ait pas de hausse de la fiscalité.

Le bilan du Grenelle de l'environnement est positif pour de nombreux participants ... dans l'attente de résultats concrets. Ainsi, le patronat s'est-il montré satisfait. "C'est plutôt une bonne impression", a déclaré Laurence Parisot, présidente du Medef, saluant les "bons équilibres" des annonces. Même son de cloche de la CGPME, son président Jean-François Roubaud, s'estimant "globalement satisfait". Les leaders patronaux restent certes prudents, attendant de "voir dans les détails", mais ils se félicitent avant tout qu'il n'y ait pas d'augmentation de la fiscalité, se réjouissant aussi que la question de la taxe carbone soit abordée dans un cadre européen.

Côté syndicats, la CGT et la CFDT affichent une prudence plus grande sur les résultats. Certes, les deux confédérations saluent "les ambitions" du Grenelle, mais elles restent circonspectes sur les résultats. "Il faut maintenant trouver les financements pour toutes ces opérations", a déclaré Jean-Christophe Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT chargé de l'environnement. En écho, le président PS de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon s'est étonné qu'il n'y ait pas "d'annonce budgétaire de l'Etat", pointant une "disproportion entre l'ambition et les moyens".

Plus enthousiaste, Nicolas Hulot s'est dit "confiant et heureux" de l'engagement de Nicolas Sarkozy d'étudier la création d'une taxe carbone. "On donne un prix au carbone qui va permettre des changements de comportements. C'est très important", a-t-il déclaré. Pour la fédération France Nature Environnement, le discours de Nicolas Sarkozy illustre "un changement de cap". Invité d'honneur de la cérémonie de clôture, l'ex vice-président américain Al Gore, co-Prix Nobel de la Paix 2007, a pour sa part salué "le coup d'accélérateur" donné par la France à la lutte contre le réchauffement climatique.

Enfin, la FNSEA s'est montrée satisfaite d'avoir "obtenu l'assurance de l'adoption d'une loi sur les OGM et d'un plan de réduction de l'utilisation des pesticides sans calendrier". L'organisation professionnelle avait chaudement milité contre l'adoption d'un calendrier. Au contraire de la Confédération Paysanne, deuxième syndicat agricole, qui a jugé que cette absence de calendrier était "une énorme erreur".

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