Le Monde et Lagardère arrêtent la publication de Top Famille

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Après l'annonce en janvier de fermer ses publications non rentables, le groupe Lagardère a décidé d'arrêter la publication de Top Famille, détenu conjointement avec le groupe Le Monde.

Le conseil d'administration de Publifa, détenu à parité par Lagardère et le groupe Le Monde, a décidé de "mettre fin à l'exploitation" du mensuel Top Famille, ont indiqué les deux groupes vendredi dans un communiqué. "Après avoir étudié les différentes solutions de relance ou de partenariat de la publication, la direction du magazine a dû se résoudre à cet arrêt et met en place un dispositif de mesures sociales, en concertation avec les représentants du personnel", indique le communiqué. Top Famille emploie 15 salariés en CDI et une vingtaine de pigistes.

Le mensuel, diffusé à 223.822 exemplaires, était menacé de fermeture ou de cession depuis plusieurs mois. Il s'agit du premier arrêt d'un journal détenu par Lagardère depuis l'annonce en janvier par la direction du groupe de son intention de fermer ses titres non rentables et de supprimer 7 à 10% de ses effectifs dans le monde. Selon le syndicat Info'Com CGT, Top Famille aurait accusé un déficit de 1,5 million d'euros en 2005, après avoir été bénéficiaire en 2003 et 2004. Jeudi, entre 70 et 200 personnes avaient manifesté devant les locaux du Monde à Paris pour protester contre le projet de fermeture.

Les salariés de Top Famille avaient élaboré un contre-projet, proposant de transformer le mensuel en supplément hebdomadaire du Monde, ou de relancer le magazine par son développement sur Internet. Dans une déclaration transmise à l'AFP, les salariés de Top Famille ont "condamné" l'arrêt du titre, déplorant que les actionnaires aient "privilégié la rentabilité à court terme plutôt que la pertinence éditoriale du titre".

Alors qu'un plan social a déjà été négocié avec la direction, le personnel de Top Famille sollicite désormais "l'aide des syndicats des deux groupes pour faire respecter l'obligation légale (de reclassement) des employeurs et faire en sorte qu'aucun d'entre nous ne soit mis à l'écart". "Tout licenciement peut encore être évité", affirment-ils.

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