Sarkozy pousse son idée de traité simplifié à Bruxelles

La rencontre entre le nouveau président de la République française et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a vu le premier marquer des points en faveur de son projet de mini traité pour sortir de la crise instituionnelle en Europe.

Le nouveau président de la République française Nicolas Sarkozy savait en arrivant à Bruxelles ce mardi que son idée de sortir par un traité simplifié de la crise institutionnelle que connait l'Union européenne (UE) depuis les "non" français puis néerlandais au référendum sur la constituion européenne était loin de faire l'unanimité.

Il a toutefois estimé après sa rencontre avec le président de la Commission européenne José Manuel Barroso que cette idée "progressait", soulignant que c'est "la seule solution possible". Il a souligné que sa "priorité" était que le sommet européen des 21 et 22 juin soit "un succès, et ce sera un succès si les 27 se retrouvent sur un traité simplifié, avec peu d'articles".

Le projet Sarkozy consiste à s'entendre autour d'un mini traité visant uniquement à améliorer le fonctionnement de l'UE à 27 membres : présidence stable, ministre des Affaires étrangères, extension du domaine de la majorité qualifiée. Dans ce cas, la France ferait ratifier le texte par le Parlement sans plus risquer de le soumettre au référendum des Français qui ont déjà dit non une fois.

Juan Manuel Barroso a rendu hommage à son hôte, soulignant qu'il "a été le premier à suggérer l'idée d'un traité simplifié et aujourd'hui on voit qu'il y a un consensus qui se forme autour de cette idée", tout en regerttant la moindre ambition d'un tel projet.

La chancelière allemande Angela Merkel, qui préside l'UE jusqu'à fin juin, mène actuellement les négociations pour arriver à un accord des 27 au sommet de juin pour une renégociation rapide et limitée du traité.

Quant à la question de la Turquie qui oppose Paris et Bruxelles (Nicolas Sarkozy s'est dit opposé à l'entrée de la Turquie dans l'UE et veut n'en faire qu'un partenaire privilégié), le président français s'est refusé à polémiquer, soulignant que le sujet nécessitait de toute façon du temps et que rien ne pressait.

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