Marks & Spencer sur la voie du rétablissement
La Tribune
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Arrivé à la tête de Marks & Spencer en 2004 pour contrer une tentative d'OPA hostile et redresser le groupe, Stuart Rose peut commencer à souffler. La chaîne de magasins britanniques a dévoilé ce matin, pour le sixième trimestre d'affilée, une hausse de ses ventes sur les trois derniers mois de l'année 2006. A périmètre constant, le distributeur a dégagé un chiffre d'affaires en progression de 5,6% pour le troisième trimestre de son exercice 2006-2007, clos fin décembre. Ce chiffre reste toutefois en-dessous des prévisions plus optimistes des analystes qui anticipaient une croissance allant jusqu'à 6%.
Les ventes alimentaires de Marks & Spencer ont crû de 3,6% et celles des autres produits de 7,1%, à la faveur d'une amélioration de l'offre, de prix plus concurrentiels et d'efforts publicitaires. "Nous dégageons désormais de la croissance dans tous nos secteurs d'activité, achevant ainsi la première partie de notre plan de redressement", se félicite dans un communiqué Stuart Rose, le directeur général du groupe.
Le magasin le plus fréquenté du distributeur britannique en cette fin d'année aura sans nul doute été son site Internet, qui a accueilli près de 9 millions de visiteurs d'octobre à décembre. Sur la période, les ventes en ligne de Marks & Spencer ont bondi de plus de 70%. Son chiffre d'affaires à l'international a quant à lui augmenté de 18,2%. Le groupe qui compte 450 magasins, possède 150 enseignes dans 30 pays.
Malgré ces performances encourageantes, le patron de Marks & Spencer s'est dit préoccupé "par les perspectives pour l'année à venir, ne serait-ce qu'à cause des pressions que subit le consommateur", faisant référence à la hausse des taux d'intérêts qui augmente notamment le coût des prêts immobiliers. Interrogé sur les ondes de la BBC Radio 4, le patron de Marks & Spencer estime toutefois que son groupe "est sorti des soins intensifs", mais qu'il reste encore "beaucoup à faire" pour que son redressement soit durable.
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