"Pas d'augmentation d'impôts" promet le ministre du Budget

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Eric Woerth, invité mercredi matin de France 2 a lancé : "il faut alléger la fiscalité pour donner aux acteurs économiques et aux personnes le pouvoir d'achat, la possibilité de plus investir, de plus consommer (...), c'est ça la logique économique".

Invité ce mercredi matin sur France 2, le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth a assuré : "il n'y aura pas d'augmentation d'impôts" ni pour les entreprises ni pour les particuliers".

On ne "peut pas se dire qu'il y a moins de croissance, donc moins de rentrées et qu'on va compenser en taxant plus, c'est exactement le contraire, a-t-il ajouté.Tout le paquet fiscal c'est-à-dire le projet de loi sur le travail, l'emploi et le pouvoir d'achat (...) porte au contraire sur un allègement de la fiscalité".

"Il faut alléger la fiscalité pour donner aux acteurs économiques et aux personnes le pouvoir d'achat, la possibilité de plus investir, de plus consommer (...), c'est ça la logique économique", a encore déclaré le ministre.

Il a par ailleurs réaffirmé que l'objectif d'une croissance de 2,25% en 2007 était "encore atteignable" et de 2,5% l'année prochaine "bien évidemment atteignable". Et ce malgré les mauvais chiffres du deuxième trimestre (+0,3% après +0,5% au premier) qu'il a qualifié de "trou d'air" : on peut "espérer beaucoup mieux sur le troisième et le quatrième trimestre".

Sur la question de la fameuse "TVA sociale" qui doit faire l'objet d'un rapport du secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques, Eric Beson, il s'est bien gardé de trancher : il ne faut "pas fermer la porte"."Des décisions seront prises au fur et à mesure du temps", "il ne peut pas y avoir de sujets tabous".

Eric Woerth souligne que "l'avantage (de la TVA sociale) est que ça accroît la compétitivité française, ça limite les délocalisations, ça permet la création d'emplois; l'inconvénient est que ça peut augmenter les prix, donc réduire le pouvoir d'achat, et cela n'est pas acceptable".

Enfin, sur la question de la déductibilité fiscale des intérêts d'emprunts immobilier pour un achat intervenu avant l'élection présidentielle - mesure censurée récemment par le Conseil constitutionnel -, il n'a pas été très clair : "il y aura bien des mesures compensatoires qui viendront répondre aux soucis du Conseil Constitutionnel", rappelant que la ministre de l'Economie Christine Lagarde les présenterait vendredi.

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