Le ministère du Budget envisage la suppression de 8.000 à 10.000 emplois chez les forces de l'ordre

Une note étudie deux scénarios. L'un ne modifierait pas les structures. L'autre table sur le rattachement de la gendarmerie, force militaire, au ministère de l'Intérieur.

De 8.000 à 10.000 emplois en moins pour la police et la gendarmerie à l'horizon 2011? Ce serait un choc pour les 120.000 flics et les 100.000 pandores qui verraient ainsi leurs effectifs sérieusement réduits. C'est pourtant ce que prévoit un document de travail du ministère du Budget, rédigé, selon l'AFP, par un conseiller d'Eric Woerth. Cette note de réflexion a été rédigée dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), lancée le 10 juillet 2007. C'est un des chantiers de la réforme de l'Etat.

Cette note envisage deux scénarios. L'un table sur la "rationalisation et le resserrement du dispositif actuel" police/gendarmerie "sans remise en cause radicale" de leur organisation. Il estime le gain escompté à 8.375 équivalents temps pleins entre 2009 et 2011.

Le second scénario vise à la "concentration forte du maillage de la gendarmerie" avec la fermeture de la moitié des brigades et la "constitution de grandes circonscriptions de police nationale sur le périmètre d'agglomérations de plus de 50.000 habitants". Il aboutit à un gain de 10.375 équivalent temps plein sur la même période. Dans ce scénario, la gendarmerie est la plus touchée.

De même, la note prévoit sept pistes de réformes, dont l'une propose de "placer" la police et la gendarmerie "sous l'autorité organique du ministre de l'Intérieur". La gendarmerie dépend aujourd'hui du ministère de la Défense et ne relève que pour son utilisation du ministère de l'Intérieur.

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