Résultats 2006 en baisse pour Verizon

 |   |  333  mots
L'opérateur américain voit encore son résultat baisser. Sa capitalisation boursière est désormais inférieure de moitié à celle de son grand concurrent AT&T.

Résultats en demi-teinte pour Verizon. Son chiffre d'affaires officiel a crû de 26% en 2006 mais cela est principalement dû à la prise en compte du rachat de MCI WorldCom. Quant à son bénéfice net, il a reculé de 16,2% à 6,2 milliards. L'opérateur américain a enregistré au 4ème trimestre un bénéfice net en baisse de 38% à 1 milliard de dollars, réduit par des charges d'impôts exceptionnelles liées à la vente d'actifs en République Dominicaine et aux coûts entraînés par la séparation d'activités d'édition.

La filiale à 55% de téléphonie mobile Verizon Wireless a gagné 2,3 millions nets d'abonnés au 4ème trimestre, portant le total de ses abonnés à 59,1 millions aux Etats-Unis, soit une hausse de 15% par rapport à un an plus tôt. Son chiffre d'affaires a atteint 10,1 milliards de dollars au 4e trimestre, soit une hausse de 16,3%, dépassant les 10 milliards trimestriels pour la première fois. Sur l'ensemble de 2006, le chiffre d'affaires de la filiale mobile a progressé de 17,8%. Sa marge opérationnelle a atteint 25,2% pour l'ensemble de 2006.

Verizon vise pour 2007 des dépenses d'investissement de 17,5 à 17,9 milliards de dollars. Car le groupe investit massivement dans le très haut débit filaire pour combattre les câblo-opérateurs tels Comcast qui détiennent la majorité des abonnements à Internet outre-Atlantique. Ainsi, fin 2006 le groupe avait installé 7 millions de connexions haut-débit, soit une hausse de 35,7% sur 2005, avec 1,8 million de nouvelles connexions supplémentaires en chiffres nets.

Fin 2006 Verizon desservait 45,1 millions de lignes fixes hors Internet et vidéo, en baisse de 7,6% par rapport à fin 2005, mais cette baisse a été plus que compensée par la hausse des fournitures d'accès haut débit et de vidéo. Mais désormais, sa capitalisation boursière, proche de 110 milliards de dollars, est inférieure de moitié à celle de son grand concurrent AT&T (l'ex-SBC). Il faut dire que ce dernier a fait preuve d'une boulimie d'acquisition en 2006: AT&T, AT&T Wireless et BellSouth.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :