La dette publique française atteint 65% du PIB au premier trimestre

Le besoin de financement des administrations publiques, au sens du traité de Maastricht, a augmenté de plus de 33 milliards d'euros au premier trimestre. La Cour des comptes s'est déjà inquiétée du dérapage des comptes publics.

Sévère piqure de rappel pour le gouvernement. La dette des administrations publiques françaises a augmenté de 33,7 milliards d'euros (soit de 1,3%) au premier trimestre 2007 par rapport au dernier trimestre 2006, atteignant fin mars 1.175,9 milliards d'euros, soit "approximativement" 65% du PIB, indique ce vendredi l'Insee. Fin décembre 2006, la dette n'atteignait que 63,7% du PIB.

La dette de l'Etat a progressé de 31,1 milliards d'euros sur les trois premiers mois de l'année et celle des organismes de sécurité sociale de 7,6 milliards. La dette des administrations publiques locales a diminué, comme c'est traditionnellement le cas au premier trimestre, de 4 milliards d'euros contre une baisse de 2,9 milliards un an plus tôt, précise l'Insee dans son communiqué. La dette des organismes divers d'administrations centrales (ODAC) a diminué de son côté de 1 milliard.

Outre la dette de l'Etat (915,1 milliards d'euros à fin mars), la dette publique au sens du traité de Maastricht prend en compte celle des administrations de sécurité sociale (48 milliards), des administrations publiques locales (123,4 milliards) et des ODAC (89,5 milliards). La France continue donc à dépasser la limite préconisée en matière de dette dans la zone euro, à 60% du PIB.

La Cour des comptes avait tiré la sonnette d'alarme il y a une dizaine de jours en soulignant que le déficit de l'Etat avait connu une "aggravation sensible" sur les quatre premiers mois de l'année, entraînant une "rapide remontée de la dette financière".

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