Les tests d'anglais décryptés

Les cadres doivent souvent passer, au cours de leurs carrière ou lors de recrutement, des tests en anglais, qu'ils soient de langue ou de management. Quels sont leurs pièges? Quels sont les techniques pour les réussir?

Le TOEIC (Test of English for International Communication) et le GMAT (General Management Admission Test) ne s'adressent pas au même public et ne valident pas les mêmes compétences. Le premier vise à mesurer la maîtrise de la langue anglaise dans des situations professionnelles. Il est de plus en plus demandé dans les entreprises lorsqu'un salarié est amené à travailler dans un contexte international. Plus complet, le GMAT poursuit les mêmes objectifs et évalue en plus la capacité des candidats à mener un raisonnement logique. Il est demandé par les établissements proposant des MBA ou des masters en anglais.

Le TOEIC : un test à visée professionnelle

Le TOEIC dans sa version standard dure deux heures. Sont proposés quatre séries d'exercices destinés à mesurer le niveau de compréhension orale et écrite des participants. Pour chaque question, plusieurs réponses s'affichent et il faut alors cocher la bonne. Les questions s'enchaînent à une vitesse rapide, une bonne préparation permet de mieux gérer son temps. Il existe de nombreux ouvrages proposant des tests blancs avec corrigés. On peut également suivre des stages intensifs. Mais ce n'est pas la peine de se faire des illusions: améliorer son niveau d'une centaine de points nécessite beaucoup de travail.

A l'issue de ce test, les participants obtiennent un certain nombre de points sur un total de 990. Pour interpréter ce résultat, ETS Europe, l'organisme agréé, a établi une grille de lecture: de 900 à 990, le candidat a une parfaite maîtrise de l'anglais. De 785 à 900, il est capable de faire à peu près tout ce qu'on lui demande. De 605 à 785, il a un niveau de base qui lui permet de se débrouiller dans la plupart des situations mais il éprouve des difficultés à résoudre des problèmes dans des situations complexes ou imprévues.

"On estime que les candidats qui obtiennent 750 points ont un niveau suffisant pour évoluer sans trop de difficultés dans un environnement international", estime Alain Daumas, directeur d'ETS France. A la demande de certaines entreprises jugeant ce test insuffisant car ne prenant en considération que la capacité des salariés à comprendre l'anglais, ETS a décidé d'enrichir le TOEIC de deux nouveaux modules à partir de septembre prochain: le premier mesurera la capacité des candidats à s'exprimer en anglais et le second validera leurs compétences en matière de rédaction. Ces deux nouveaux modules seront facultatifs.

Le GMAT : un test utilisé pour la sélection des candidats en MBA

Reposant lui aussi sur une batterie d'exercices, le GMAT se divise en trois grandes parties: la première repose sur des exercices mathématiques, du type série de chiffres avec chiffre manquant à retrouver, distances à parcourir... "Ce sont essentiellement les notions de base qui correspondent en gros à ce qu'un étudiant a acquis à la fin de ses études secondaires", met en avant Matt Symonds, auteur de Getting the MBA, Admissions Edge, un ouvrage qui décrypte les différents tests. Toutefois, contrairement au TOEIC où les questions sont déterminées à l'avance, celles posées dans le cadre du GMAT sont fixées en fonction des réponses déjà données.

En clair, plus on réussit, plus les questions sont difficiles. "Se concentrer sur les 10 premières questions permet de faire rapidement progresser son score", prévient Matt Symonds. Une deuxième partie, plus traditionnelle, cherche à évaluer ses connaissances en anglais, la logique de son raisonnement et son aptitude à la synthèse. Une troisième partie, enfin, permet de vérifier si le candidat est capable de rédiger en anglais. une bonne préparation, plus que recommandée, permet par exemple d'apprendre à déjouer certains pièges, les fautes types revenant régulièrement. Des centres de formation proposent des stages intensifs ou en ligne qui suivent souvent les candidats. On peut aussi se contenter des ouvrages vendus avec des tests blancs.

Comme pour le TOEIC, à l'issue de ce test, les candidats obtiennent un nombre de points sur 800. Mais la grille de lecture est plus complexe puisque n'est pas uniquement prise en compte la maîtrise de la langue. Il est d'ailleurs intéressant de noter que globalement les Français réussissent mieux le GMAT que les Américains... Ce test sert en réalité à classer les candidats admissibles en MBA. Le GMAT intervient pour 12% dans le processus de sélection.

Toutes les écoles affichant une fourchette des scores atteints par les admis, ses propres résultats permettent de vérifier sa capacité à rejoindre l'établissement visé. Plus celui-ci est renommé, plus le nombre de point doit être élevé. A moins de 600 points, pas la peine d'espérer intégrer une école située dans le top 10 mondial. Pour intégrer le MBA de Chicago, il faut entre 640 et 760 point, entre 600 et 780 points pour l'INSEAD et entre 650 et 750 points pour HEC.

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