UFC Que Choisir monte au créneau pour prévenir l'obésité infantile

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En matière de restauration scolaire, 45% des établissements du secondaire ne respectent pas les recommandations nutritionnelles. Six partenaires associatifs, dont l'UFC-Que Choisir, adressent au gouvernement sept propositions et réclament une loi dès 2008.

"Avec un taux de croissance annuel de 5,7% par an, 1,5 million d'enfants touchés, une augmentation de 50% de la fréquence du diabète liée pour partie au surpoids, une diminution de 10 ans de l'espérance de vie, l'obésité infantile est une véritable pandémie qui n'épargne pas la France", s'alarment six associations, dont UFC-Que Choisir, les représentants de parents d'élèves FCPE et PEEP, l'Association française des diabétiques ou l'Association des directeurs de la restauration municipale.

A l'issue d'une campagne de terrain menée dans 65 départements, ces partenaires ont constaté qu'en matière de restauration scolaire, "45% des établissements du secondaire ne respectent pas les recommandations nutritionnelles". Par ailleurs, en matière de marketing alimentaire à destination des enfants, "82% des produits bénéficiant des mises en avant de la grande distribution (têtes de gondoles...) sont trop gras ou trop sucrés", sur les 120 magasins de la grande distribution visités par les enquêteurs. Les 4/5 de ces établissements présentent encore des confiseries au niveau des caisses, contrairement à un avis de l'AFSSA.

"Se reposer sur la seule responsabilisation des professionnels est un leurre", concluent les associations mobilisées, qui réclament à la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, une loi de prévention de l'obésité infantile. Ils formulent en ce sens sept propositions, parmi lesquelles une application obligatoire des recommandations nutritionnelles pour la restauration scolaire et l'intervention régulière dans chaque établissement d'un diététicien; l'encadrement des publicités télé pour les produits déséquilibrés et le retrait des confiseries des caisses dans les grandes surfaces ou l'attribution du statut "intérêt général permanent" pour réduire de 50% les coûts d'achat d'espaces publicitaires de la filière fruits et légumes.

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