Les experts du GIEC devraient lancer lundi un cri d'alarme sur le climat

Le GIEC, Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat, s'apprête, selon nos informations, à rendre un rapport alarmant sur l'évolution du climat sur notre planète. Leur voix viendra s'ajouter à celles de l'économiste Nicholas Stern ou du patron du marché britannique de l'assurance, le Lloyd's, pour alerter les responsables politiques et économiques ainsi que l'opinion publique sur cette question.

Lundi doit se tenir une conférence de presse à Paris afin de rendre compte des travaux du GIEC sur les changements climatiques. Le GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) est une organisation qui a été mise en place en 1988, à la demande du G7, le groupe des sept pays les plus riches qui réunit les Etats-Unis, le Japon, l'Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, le Canada et l'Italie). Le GIEC travaille aussi sous l'égide de l'ONU, l'Organisation des nations unies.

Or, selon nos informations recueillies au Forum économique mondial de Davos où la question du changement de climat et de la protection de l'environnement occupe de nombreux débats, leurs conclusions - ils sont plusieurs centaines à avoir travaillé sur le sujet, selon un proche du dossier - devraient être alarmantes. Ils pourraient lancer un cri d'alerte en soulignant la rapidité et l'ampleur des changements climatiques non seulement à venir mais déjà en cours. Et afficher ainsi une communauté de vues sur la question alors que le débat sur le changement de climat et son impact faisait encore l'objet de controverses ces derniers mois au sein de la communauté scientifique.

Leurs voix viendront d'ajouter à celle de Nicholas Stern, l'ex-chef économiste de la Banque Mondiale, qui vient de réaliser un rapport sur le même sujet pour le Premier ministre britannique Tony Blair qui parvient aux mêmes conclusions: les changements climatiques sont en cours et si l'on n'y fait rien, cela pourrait se traduire par des catastrophes écologiques, humaines et économiques avec un impact estimé à long terme de 5.500 milliards d'euros.

Récemment, c'est le président du marché britannique de l'assurance Lloyd's, Peter Levene, qui avait lui aussi affiché son inquiétude, estimant que des cyclones comme Katrina pourraient se multiplier et toucher par exemple la côte Est des Etats-Unis, où l'on trouve de nombreuses grandes villes, pouvant entraîner des dégâts d'une centaine de milliards de dollars.

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