Le baril de Brent dépasse le seuil des 76 dollars

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Le prix du baril de pétrole Brent a dépassé le seuil des 75 puis des 76 dollars ce vendredi pour la première fois depuis août 2006, dopé par les violences politiques au Nigeria et les craintes sur une insuffisance de l'offre d'essence aux Etats-Unis.

En dépassant le seuil des 75 puis des 76 dollars ce vendredi, le prix du baril de Brent se rapproche de son plus haut historique de 78,65 atteint il y a un an, le 8 juillet 2006. A Londres comme à New York, les cours sont tirés par les inquiétudes sur l'état de l'offre de carburant aux Etats-Unis avec l'arrivée des vacances. Autre facteur: les violences politiques récurrentes au Nigeria.

L'inquiétude des marchés est notamment liée à l'arrivée de la "driving season", période pendant laquelle les Américains utilisent énormément leur voiture pour leurs vacances. Selon l'American Automobile Association (AAA), un nombre record de 41,1 millions d'Américains devait ainsi voyager pendant la semaine qui entoure la journée fériée du 4 juillet, dont 84% en voiture.

Hier pourtant, la publication d'une hausse des stocks pétroliers américains hebdomadaires était de nature à rassurer les marchés. Les réserves d'essence ont progressé de 1,8 million de barils à 204,4 millions, alors que les analystes s'attendaient à une hausse de 300.000 barils. La production américaine d'essence a légèrement augmenté la semaine dernière à 9,4 millions de barils par jour alors que celle de produits distillés stagnait à 4 millions de barils par jour, indiquait hier le Département Américain de l'Energie. Les américains ont consommé quotidiennement 20,8 millions de barils de pétrole sur les quatre dernières semaines, soit 0,3% de plus qu'il y a un an.

Contrairement au Brent, le brut léger américain, lui, était quasiment stable autour de 72 dollars le baril à la mi-journée. "C'est le résultat d'une combinaison entre la situation au Nigeria et les inquiétudes sur les stocks aux Etats-Unis. Le facteur nigérian fait monter les cours en pleine période de grande consommation d'essence avec les déplacements automobiles de l'été", résume Gerard Rigby, de Fuel First Consulting à Sydney.

Le mouvement pour l'émancipation du delta du Niger, une coalition de groupes armés, a rompu mercredi la trêve décrétée un mois plus tôt. Résultat: une plate-forme pétrolière attaquée dans la région et cinq ressortissants étrangers enlevés. Ce climat de tension se traduit par un manque à gagner de 700.000 barils par jour pour les producteurs pétroliers nigérians.

L'envolée des cours du Brent a des retombées positives pour le groupe pétrolier Total. Le titre progressait de 2,15% à 61,53 euros à la mi-séance.

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