Le banquier algérien Khalifa arrêté à Londres puis remis en liberté provisoire

 |   |  363  mots
Londres a confirmé que l'ex-"golden boy" algérien avait été remis en liberté sous caution. Alors qu'il est actuellement jugé dans son pays d'origine, Alger réclame son extradition.

Rafik Khalifa, le "golden boy" algérien déchu, a été arrêté à Londres le 27 février, puis remis en liberté provisoire, a indiqué Scotland Yard ce dimanche. "Il a été remis en liberté sous caution et doit se présenter le 20 mars dans un poste de police de Londres", a précisé un porte-parole de la police. "L'enquête se poursuit", a indiqué Scotland Yard.

Le chef du gouvernement algérien Abdelaziz Belkhadem avait annoncé officiellement plus tôt dimanche à Alger l'arrestation de l'homme d'affaires algérien. L'arrestation de M. Khalifa à Londres pour "séjour irrégulier et blanchiment d'argent", avait été annoncée dans la matinée par la presse algérienne. Il y était installé depuis 2003 et affirmait y bénéficier de l'"asile politique".

Le jeune milliardaire, âgé de 40 ans, est à l'origine du plus grand scandale financier de l'Algérie, jugé depuis le 8 janvier devant le tribunal criminel de Blida (sud d'Alger), qui aurait causé un préjudice estimé entre 1,5 et 5 milliards de dollars à l'Etat et aux épargnants.

Le ministre algérien de l'Intérieur et des collectivités locales, Yazid Zarhouni, a de son côté réclamé l'extradition de Rafik Khalifa. "Il ne peut y avoir une coopération sérieuse entre l'Algérie et la Grande Bretagne dans d'autres domaines (Ndlr, que le judiciaire), si on ne peut pas résoudre un cas qui relève du droit commun, comme l'affaire de l'extradition de Khalifa", a-t-il dit. "Les Britanniques savent qu'ils doivent agir dans ce dossier (par) l'arrestation et l'extradition de Khalifa", a-t-il ajouté.

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Intérieur britannique s'est refusé à "confirmer ou infirmer si une demande d'extradition a été déposée ou est en cours d'examen pour un individu en particulier". "Le Royaume-Uni n'est pas un refuge pour criminels et nous nous tenons prêts à aider toute demande d'extradition dans le cadre prévu par la loi", a ajouté une porte-parole du Home Office. L'Algérie et la Grande-Bretagne ont échangé le 25 février à Alger les instruments de ratification d'un accord d'extradition signé en juillet lors de la première visite officielle en Grande-Bretagne du président Bouteflika.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :