Législatives : Sarkozy et Royal repartent en campagne

Les deux partis tiennent ce soir deux grands meetings en vue des élections législatives à venir. Si le parti du président de la République peut avancer serein, le PS a plus de mal. Son meeting parisien devrait cependant marquer son entrée en campagne, avec pour maître mot le rassemblement autour des ténors du parti.

A moins de deux semaines du premier tour des élections législatives, l'UMP et le PS mobilisent à nouveau leurs troupes. Ce mardi, deux meetings importants organisés respectivement par les deux partis devraient pleinement lancer la campagne, qui démarrait officiellement le 21 mai. L'occasion pour Nicolas Sarkozy de venir soutenir en personne - phénomène rarissime sous la 5ème République - les candidats UMP à la députation et de voir arriver sereinement la vague bleue envisagée par les sondages. Alors qu'au PS, on tente de faire taire les divergences de personnalités et de sonner l'heure du rassemblement.

Au Havre, le chef de l'Etat participera à "une grande réunion républicaine"dans la ville du maire UMP, Antoine Rufenacht, ancien directeur de campagne de Jacques Chirac en 2002 et devenu, depuis, proche de Nicolas Sarkozy. Une pratique inhabituelle pour un président de la République, qui jusque là restait toujours à l'écart lors des élections législatives. Au plus haut dans les sondages, Nicolas Sarkozy entend bien imposer un nouveau style au sommet de l'Etat, conforté par une majorité qu'il espère absolue à l'Assemblée Nationale. Un état de grâce qui fait grincer quelques dents dans le camp socialiste.

Au Parti socialiste (PS), après un premier meeting à Bordeaux où seul François Hollande avait répondu présent, on veut resserrer les rangs lors d'un grand meeting parisien au Zénith. "C'est la véritable entrée en campagne", affirme ainsi Bruno le Roux, secrétaire nationale aux élections, ajoutant qu'il s'agira d'un "moment de rassemblement et de force". Pour l'occasion, les "éléphants" du PS seront tous réunis au premier rang, faisant taire les divergences et règlements de compte qui étaient apparus après la défaite du 6 mai.

Mais ce sera surtout le retour de Ségolène Royal qui devrait attirer tous les regards. Elle devrait prononcer le discours d'ouverture du meeting, en lieu et place de Bertrand Delanoë. La candidate malheureuse a fait lundi soir sa première déclaration médiatique depuis la défaite du second tour de l'élection présidentielle. Appelant à la mobilisation pour "construire une opposition nouvelle", elle a pris date après les législatives pour une refondation du "logiciel de la gauche".

Ce premier meeting de rassemblement devrait permettre de déterminer le rôle flou de Ségolène Royal dans la campagne législative du PS. Des élections cruciales pour le parti, qui devra exister comme force d'opposition - en cas de défaite- tout en lançant une refondation en profondeur de son appareil politique. François Hollande a d'ores et déjà fait savoir qu'il ne serai pas candidat à sa succession à la tête du PS. De quoi aiguiser les appétits des ténors du parti. Pour Ségolène Royal, un tel poste ne serai pas de refus. "Je n'exclus rien, et je ne m'interdis rien", a -t-elle affirmé.

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