Bloomberg s'inquiète du niveau de la dette et envisage une récession
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Devant le congrès des conservateurs britanniques à Blackpool, dimanche, Michael Bloomberg, 65 ans, l'un des hommes les plus riches du monde, a dénoncé une crise de confiance du fait du ralentissement économique qui pourrait, selon lui, n'être qu'une brève dépression, mais pourrait aussi conduire à un effondrement brutal. Il a estimé que les gouvernements devraient constituer des réserves pour faire face aux dérapages économiques.
"Etre conservateur sur le plan budgétaire veut dire qu'on doit se préparer à faire face au ralentissement inévitable de l'économie", a-t-il précisé.
Le fondateur du géant éponyme d'information financière a affirmé que les gouvernements se devaient de créer les conditions qui permettent aux marchés de fonctionner et qu'ils portaient une responsabilité dans ce domaine. Il a ajouté que la "débâcle" de la banque britannique Northern Rock en septembre n'était qu'un indicateur supplémentaire de la tourmente que connaissent les marchés financiers.
Selon lui, la crise n'est pas due uniquement à l'effondrement du secteur des "subprimes" du crédit immobilier aux Etats-Unis mais il s'agit d'une crise de confiance qui touchet tous les acteurs économiques. Il a insisté sur la nécessité d'avoir des budgets équilibrés plutôt que de laisser se creuser des déficits que les générations à venir ne pourront pas combler. Michael Bloomberg a conclu qu'il fallait améliorer le rendement, réduire les impôts lorsque cela était possible et surtout économiser les excédents plutôt que de les gaspiller.
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