Universités : les députés limitent l'ouverture sur l'extérieur

Les présidents d'universités seront obligatoirement des enseignants-chercheurs et non pas des personnalités extérieures. Ils seront élus par les seuls membres de la communauté universitaire.

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Les présidents d'universités seront obligatoirement des enseeignants-chercheurs et seront élus par un conseil comprenant les seuls membres de la communauté universitaire, à l'exclusion des personnalités extérieures. Ainsi en ont décidé ce mardi les députés lors de l'examen du projet de loi sur l'autonomie des universités, un des quatre textes phares des débuts de la présidence Sarkozy. Ils limitent ainsi l'ouverture des universités sur le monde extérieur.

Un amendement UMP, adopté par une partie de la majorité, le PS et le Nouveau centre, contre l'avis de la ministre Valérie Pécresse, réserve la fonction de président à des enseignants-chercheurs, comme il en est ainsi depuis la loi Faure de 1968. Le projet de loi gouvernemental faisait évoluer ce texte fondateur, vieux de près de quarante ans en prévoyant que la fonction de président pouvait être exercée par des personnes "ayant vocation" à enseigner, des non-universitaires donc, comme des professeurs associés venant du monde économique.

Second coup de canif à l'ouverture, les personnalités extérieures membres du conseil d'administration ne pourront participer à l'élection du président. Le rapporteur (UMP) du texte sur la réforme de l'université, le groupe UMP et le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) se sont alliés pour adopter des amendements allant dans ce sens. Cette possibilité avait été introduite par les sénateurs dans le texte du gouvernement. Les députés reviennent donc au texte initial.

Par ailleurs, un dernier amendement déposé par l'UMP a été adopté. Il autorise les universités à se regrouper. Parmi les 85 universités, certaines ne disposent pas de la taille critique suffisante pour mener les investissements nécessaires à leur développement et à leur visibilité au plan international.

Le projet de réforme prévoit l'autonomie dans un délai de cinq ans. Les présidents d'université pourront désormais gérer eux-mêmes leurs recettes budgétaires. Ils pourront ainsi développer la vente de prestations de formation continue, gérer leurs ressources humaines, dans le cadre des règles nationales des concours et embaucher eux-mêmes des contractuels.

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