Le gouvernement allemand devrait abaisser sa prévision de croissance pour 2008

Cette annonce, faite par le ministre allemand de l'Economie, Michael Glos, intervient alors que le gouvernement avait déjà réduit en octobre ses estimations de croissance à 2% contre 2,4% précédemment.

Après le FMI lundi pour ses prévisions de croissance mondiale, c'est au tour du gouvernement allemand d'annoncer un projet de révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour le pays en 2008. Dans un entretien publié ce mercredi dans l'hebdomadaire die Zeit, le ministre allemand de l'Economie, Michael Glos, affirme ainsi que le gouvernement "va devoir abaisser un peu ses estimations de croissance" pour l'année à venir.

Cette annonce fait suite à celle d'octobre dernier, lorsque le gouvernement allemand avait déjà abaissé sa prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour 2008 à 2%, contre une précédente estimation de 2,4%. Elle vient aussi s'ajouter aux révisions à la baisse des estimations de nombreuses institutions. Ainsi, la banque centrale allemande, la Bundesbank, table désormais sur une croissance de 1,6% pour 2008 et l'Organisation de coopération et de développement économiques sur une hausse du PIB de 1,8%.

Pas de quoi se réjouir donc, à l'approche du réveillon. D'autant plus que l'Allemange est en proie à de vifs débats entre conservateur et sociaux-démocrates sur l'éventuelle instauration d'un salaire minimum généralisé. Pour Michael Glos, conservateur et opposé au projet, une telle mesure entraînerait les employeurs, qui ne seraient pas en mesure de payer ces salaires légaux, dans l'illégalité et déboucherait sur "une délocalisation des productions et prestations de services".

L'instauration d'un salaire minimum des postiers, qui entrera en vigueur au 1er janvier, a déjà créé la polémique. Le groupe allemand de services postaux Pin, en situation de quasi faillite, a ainsi annoncé début décembre la suppression de milliers d'emplois. La direction expliquait alors y être "forcée" en raison de la mise en place du salaire minimum, qu'elle jugeait "exagéré".

Face à ces tensions économiques et sociales, le ministre allemand de l'Economie se veut néanmoins rassurant. Il reste persuadé que la baisse des cotisations à l'assurance-chômage, mesure destinée à favoriser l'embauche et à stimuler le pouvoir d'achat, tout comme les hausses de salaires attendues en 2008, profiteront aux Allemands.

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