Sukhoi dévoile son avion civil régional Superjet 100

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Le premier exemplaire de son avion régional du constructeur russe est sorti d'usine ce mercredi matin. Sukhoi entend rafler 70% du marché mondial des avions de moins de 100 sièges d'ici quinze à vingt ans.

Il est sorti d'usine ce mercredi (c'est ce qu'on appelle en aéronautique le "roll-out") pour s'exposer sous le soleil d'un été indien de Sibérie. Le fameux Superjet 100, l'avion régional du russe Sukhoi, plus connu pour ses avions de chasse, a dévoilé ses formes ce matin à Komsomolsk-sur-Amour dans l'Extrême-orient russe ; où se situe l'usine d'assemblage. Cet appareil pourra transporter selon les deux versions 78 ou 98 passagers sur des distances de 3.200 à 4.620 kilomètres. Il doit entrer en service à la fin 2008. Pour l'heure il n'a reçu que 61 commandes, émanant que de compagnies russes, dont Aeroflot.

L'objectif est de vendre 1000 exemplaires au cours des quinze à vingt prochaines années, dont 70% hors de Russie, pour rafler près de 20% du marché mondial des avions de 70 à 100 places. Alors qu'Air France, SAS ou Northwest suivent cet avion de près, la hongroise Malev a indiqué ce mercredi matin étudier une commande de quinze exemplaires.

Car Sukhoi n'entend pas se cantonner au seul marché russe et de la CEI (Communauté des Etats Indépendants, ex URSS), et compte bien placer son appareil au sein des compagnies occidentales. Le Superjet va ainsi concurrencer le brésilien Embraer et le canadien Bombardier. Alors que l'aéronautique russe a mauvaise presse Sukhoi a fait appel aux grands noms de l'aéronautique mondiale. L'italien Alenia, filiale du groupe d'aéronautique et de défense transalpin Finmeccanica a pris 25% du capital de Sukhoi Aviation civil. Et créé une société commune avec Sukhoi pour assurer la commercialisation de l'appareil en Europe et aux Etats-Unis.

Par ailleurs, outre Boeing dans le rôle de conseiller, le programme regroupe aussi plusieurs industriels français. Thales (avionique et simulateurs de vols pour entraîner les pilotes), et plusieurs entités du groupe Safran : Messier-Dowty, (trains d'atterrissage), Snecma (moteurs en collaboration avec le russe NPO Saturn), Aircelle (nacelles et inverseurs de poussée). "Nous arrivons à au bon moment sur le marché d e l'aviation régionale, il est important de prendre ces positions", estime François Quentin, patron de la branche aéronautique de Thales.

Mais Sukhoi pourrait également à terme concurrencer les plus petits modèles de Boeing et d'Airbus. Le russe envisage en effet de construire une version de 120 sièges de son Superjet. Soit une attaque frontale contre l'A318 et A319 d'Airbus et du B737-600 et 700 de Boeing.

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