Crédits : Standard and Poor's redoute un "choc des remboursements" en Grande-Bretagne

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La hausse des taux d'intérêt risque d'avoir un impact "sévère" pour les emprunteurs britanniques, estime une étude présentée par l'agence de notation Standard and Poor's.

Les emprunteurs britanniques ont du souci à se faire. Ils risquent en effet de devoir faire face à un "choc des remboursements" dans les prochains mois, estime une étude présentée aujourd'hui par l'agence de notation Standard and Poor's. "Les détenteurs d'emprunts immobiliers font face à des contraintes de plus en plus élevées du fait de la hausse des taux d'intérêt", remarque l'étude.

Les cinq hausses de taux décidées par la Banque d'Angleterre depuis l'été 2006 "constituaient en elles-mêmes un défi suffisant", poursuit l'étude. Or, les récentes turbulences sur les marchés financiers compliquent la donne. La hausse du coût de financement des établissements de crédit est en train de se répercuter sur les taux des emprunts consentis aux ménages.

Qui plus est, la majorité des ménages britanniques souscrivent des emprunts immobiliers dont le taux n'est fixe que pendant une durée initiale de deux ou trois ans. Passé ce délai, le taux de l'emprunt devient variable, suivant les conditions du marché. Pour Standard and Poor's, les emprunteurs ayant contracté des prêts entre fin 2005 et fin 2006 sont particulièrement vulnérables. Ils risquent en effet de se voir appliquer dans les prochains mois des taux d'intérêt bien supérieurs à ceux qui leur avaient été consentis il y a deux ou trois ans. Le ralentissement du marché immobilier n'arrange rien à l'affaire de ces ménages.

Le taux directeur de la Banque d'Angleterre a atteint 5,75% en juillet, alors qu'il était de 4,5% en août 2006. Le taux du marché interbancaire britannique à trois mois (Libor) a, lui, atteint un pic à 6,90% à la mi-septembre.

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