Chérèque critique Sarkozy sur le remplacement des fonctionnaires

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Pour le secrétaire général de la CFDT, la proposition de Nicolas Sarkozy visant à ne pas remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partant en retraite n'est "pas crédible". Pour réduire la dette, François Chérèque estime qu'"il faut arrêter les baisses d'impôts".

La CFDT ne donnera pas de consigne de vote pour l'élection présidentielle mais son secrétaire général critique le programme de Nicolas Sarkozy. Ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant en retraite comme le propose le candidat UMP n'est "pas crédible", selon François Chérèque. Cela aboutirait notamment "à supprimer 25% des enseignants puisque c'est la plus grosse masse", a estimé mercredi le leader syndical sur RMC. Dès lors que Nicolas Sarkozy a exclu de sa proposition les hôpitaux, la police, la justice et l'éducation nationale, "il reste les fonctionnaires des impôts et ça représente 1% des fonctionnaires", a ironisé François Chérèque.

La CFDT a interpellé mardi cinq candidats "de gouvernement" à l'élection présidentielle pour qu'ils prennent position sur quatre thèmes jugés "urgents pour les Français": travail, cohésion sociale, Europe et démocratie sociale. Concernant le deuxième thème, François Chérèque souhaite en particulier que les candidats "disent clairement ce qui relèvera de l'impôt et des cotisations sociales". Si "réduire la dette est une priorité" pour le leader cédétiste, "il faut arrêter de baisser les impôts" pour y parvenir plutôt que de réduire significativement le nombre de fonctionnaires.

Pour autant, "nous sommes prêts à débattre des objectifs et des orientations de l'Etat: quels services veut-on rendre à la population et à partir de là on discutera des moyens", a déclaré François Chérèque. Pour lui "maîtriser la dette c'est aussi débattre sur les rentrées fiscales donc il faut un débat sur la fiscalité". Les deux autres points de désaccord du secrétaire général de la CFDT avec le programme du candidat UMP sont "la remise en cause du droit de grève, constitutionnel et individuel" et l'idée de "travailler plus pour gagner plus".

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