Le britannique Cairn soigne ses actionnaires

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Le fruit de la vente de ses parts dans sa filiale indienne, récemment cotée à Bombay, est reversé sous forme de numéraire. Chaque détenteur recevra 3 livres sterling par action. De quoi permettre d'oublier un peu le recul de 9 % affiché par le cours du titres depuis le début de l'année

A chacun son Maurel et Prom. Sur la Bourse de Londres, l'homologue de la petite société pétrolière française, s'appelle Cairn Energy. Cette dernière s'apprête à reverser 481 millions de livres (715 millions d'euros) à ses actionnaires, suite à la scission de sa filiale indienne. Après avoir obtenu son indépendance, cette dernière, baptisée Cairn India, est entrée sur la Bourse de Bombay à la fin de l'année. Ceci afin de trouver les financements nécessaires au développement de champs pétroliers dans la province du Rajasthan, dont elle espère tirer 150.000 barils par jour d'ici à 2009. L'opération, qui n'avait alors guère suscité l'enthousiasme des investisseurs, lui avait cependant permis de trouver l'équivalent de 1,4 milliard d'euros.

Sa maison mère s'apprête donc maintenant à reverser à ses actionnaires, une partie des gains tirés de la cession de ses parts lors de la mise en Bourse de son ancienne filiale indienne. Une redistribution qui atteindra 3 livres pour chaque détenteur d'une de ses actions.

De quoi redonner un peu de baume au coeur à ses actionnaires qui ont vu la valeur de leurs titres plonger de 9 % depuis le 1er janvier. Fin janvier, la société pétrolière basée à Edinburgh avait en outre indiqué que son rythme d'extraction avait décliné de 13 % en 2006, principalement en raison d'un ralentissement sur son gisement de Sangu au Bangladesh: l'an dernier Cairn n'a ainsi extrait que 24.500 barils par jour en moyenne. La "junior" écossaise, qui a enregistré une perte de 5,8 milliards de dollars sur les six premiers mois de 2006, doit publier ses comptes annuels le 27 mars prochain.

Affichant jusque là une production comparable, la compagnie Maurel & Prom a de son côté annoncé la semaine dernière avoir cédé des gisements congolais, non pas aux investisseurs d'un marché boursier mais à la "major" italienne ENI. Conclue jeudi pour 1,1 milliard d'euros, cette vente divisera par deux la production de Maurel, qui ne devrait plus dépasser les 15.000 barils quotidiens cette année. Selon la société, le rythme d'extraction de 30.000 barils par jour de l'an dernier sera cependant être retrouvé en 2009. Son dirigeant, Jean-François Hénin a réitéré que le fruit de cette vente pourrait être rendu sous forme de cash aux actionnaires - l'option choisie par Cairn - mais qu'il avait aussi d'autres options, comme d'éventuelles acquisitions.

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