François Fillon veut empêcher les banques de durcir le crédit

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Le Premier ministre va réunir les banquiers pour leur demander de ne pas resserrer leur distribution de prêts suite à la crise financière. Un nouveau dispositif d'allègement fiscal pour les crédits immobiliers sera présenté vendredi.

Le Premier ministre François Fillon va réunir les banquiers français la semaine prochaine pour leur demander de ne pas resserrer leur politique de distribution de crédit suite à la crise financière en cours: c'est ce qu'il annonce dans une interview publiée dans Le Monde daté du mercredi 22 août. Se voulant optimiste quant aux perspectives de l'économie française, il précise qu'un dispositif fiscal concernant les crédits immobiliers en cours sera présenté vendredi.

La crise qui secoue les marchés financiers depuis quinze jours a été plutôt bien gérée, mais il faut veiller à ce qu'elle n'aie pas de conséquence néfaste pour les entreprises: c'est en substance l'analyse portée par le chef du gouvernement dans son interview d'aujourd'hui. François Fillon souligne l'action de la Réserve fédérale américaine et de la Banque centrale européenne: "il semble qu'elles soient parvenues à enrayer les baisses", se félicite-t-il, tout en ajoutant que "il peut y avoir d'autres turbulences".

L'une des préoccupations du gouvernement est d'éviter que la crise de confiance qui s'est manifestée à cette occasion ne se traduise par un assèchement des crédits pour les entreprises. Dans cette optique, le Premier ministre réunira la semaine prochaine les dirigeants des banques, pour leur demander de "veiller à ce que les petites entreprises ne soient pas pénalisées par les risques inconsidérés pris par le système financier". Il importe, estime-t-il, que les banques ne prennent "aucune mesure de durcissement du crédit".

Autre inquiétude du chef du gouvernement: l'évolution des taux d'intérêt. "J'attends à ce sujet les futures décisions de la BCE, en soulignant combien l'inflation est à un niveau particulièrement bas en Europe", précise-t-il, réfutant ainsi par avance toute tentation de la Banque centrale européenne de continuer à relever ses taux au nom de la lutte contre l'inflation.

Globalement, François Fillon persiste à penser que l'objectif officiel du gouvernement d'une croissance de 2,25% pour la France cette année et l'année prochaine est "atteignable". Alors que la publication d'un chiffre très décevant de 0,3% de hausse du PIB français pour le deuxième trimestre est venu mettre en doute la fiabilité de cet objectif, il espère que la croissance sera meilleure aux troisième et quatrième trimestres de l'année.

Le Premier ministre s'exprime également sur l'affaire de la mesure fiscale pour les crédits immobiliers censurée par le Conseil constitutionnel. Cette disposition ayant été promise par Nicols Sarkozy dans sa campagne électorale, le gouvernement veut agir vite. Dès vendredi, annonce-t-il, un dispositif fiscal complémentaire sera annoncé les crédits immobiliers contractés avant la présidentielle.

"C'est un engagement de la campagne et je reste convaincu que la crise de confiance des Français envers la politique exige, tout en respectant la décision du Conseil constitutionnel, d'y être le plus fidèle possible", affirme-t-il.

Dans un autre domaine, François Fillon annonce qu'une "réforme radicale" du crédit impôt recherche sera lancée dans les prochaines jours "pour que 100% des dépenses de recherche soient prises en compte", tandis que parallèlement sera créé un statut de "jeune entreprise universitaire".

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