Unibail se désengage totalement de Coeur Défense
La Tribune
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Unibail et Coeur Défense, c'est terminé. La société foncière et les fonds de capital-investissement Whitehall, respectivement propriétaires de 49 % et de 51 % de la SCI Karanis - qui détient l'immeuble Coeur Défense - ont cédé leurs parts à Lehman Brothers Real Estate Partners et à Atemi, un groupe immobilier adossé à la banque Lehman Brothers. A noter que cette transaction prévoit le remboursement du prêt subordonné de 505 millions d'euros qu'Unibail avait accordé a la SCI Karanis.
L'opération valorise Coeur Défense 2,11 milliards d'euros. Cette tour d'une surface de 182.000 mètres carrés, située le long de l'esplanade de La Défense en région parisienne, avait été valorisée 1,345 milliard d'euros lors de la cession de 51 % de Karanis par Unibail aux fonds Whitehall, gérés par la banque Goldman Sachs, en juillet 2004.
Engagé depuis 1997 dans le projet Coeur Défense, dont la construction avait été achevée en 2001, Unibail, qui possède un patrimoine de 10,9 milliards d'euros, cherchait à se défaire de cet actif d'excellente qualité, arrivé à maturité.
Il faut dire que la foncière, dont le bénéfice net a grimpé de 54,5 % en 2006, à 2,14 milliards d'euros, prévoit d'investir pas moins de 3,5 milliards d'euros au cours des cinq prochaines années. Unibail, qui boucle la commercialisation d'un vaste programme de 64.000 mètres carrés dans le 8ème arrondissement de Paris, "Capital 8", vient d'ailleurs de lancer deux grands chantiers : deux tours, à La Défense toujours, d'une surface totale de 200.000 mètres carrés environ, qui seront livrées en 2011 et en 2012.
L'action Unibail gagne 1,27 %, à 230,99 euros. Le bureau d'analyse Exane BNP Paribas a pourtant abaissé sa recommandation sur la valeur, de "surperformance" à "neutre." Il est vrai que le titre s'envole de 24 % depuis le début de l'année. L'action avait même atteint le plus haut niveau de son histoire le 21 février dernier, à 241,5 euros.
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