Le soixantième festival de Cannes se veut prospectif

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La soixantième édition du festival de Cannes, du 16-27 mai prochains, sera moins commémorative que prospective, a annoncé son président Gilles Jacob. Avec une majorité de nouveaux venus en lice pour la palme d'or.

"Le soixantième festival de Cannes se fera autrement, et même contre les anniversaires précédents". Dans un esprit nullement "commémoratif" mais résolument "prospectif", Gilles Jacob, le président du festival de Cannes, a donné jeudi 19 avril au matin, à l'Hôtel Crillon, la couleur de l'incontournable rendez-vous artistique et économique du cinéma mondial, à Cannes du 16-27 mai prochains.

"Il faut célébrer la création par des créations", poursuivait-il lors de la conférence de presse. Et d'annoncer un certain nombre de nouveautés, dont un site internet "ludique et pédagogique" qui réunit les archives de l'Ina et celles du Festival (*), un nouveau look plus dynamique pour les affiches, un ouvrage commandé à l'écrivain Jean-Marie Le Clezio à paraître chez Gallimard, et le film du soixantième anniversaire composé de 33 courts métrages signés d'autant de cinéastes du monde entier qui s'exprimeront à leur guise sur un thème imposé : la salle de cinéma (film diffusé sur Canal + le 20 mai).

En ce qui concerne la sélection des films en compétition, Gilles Jacob a mêlé "héritage et modernité, grandes signatures et jeunes pousses". De fait parmi les 21 films en lice pour la palme d'or, treize sont signés de réalisateurs qui feront leurs débuts dans l'arène cannoise. Dont les trois français : la sulfureuse Catherine Breillat avec un film au titre prometteur: "Une vieille maîtresse", le jeune Christophe Honoré ("Dans Paris") avec son quatrième film, une comédie musicale baptisée "Les chansons d'amour", et Julian Schnabel, grande figure de l'art contemporain avec son deuxième opus après celui consacré à "Basquiat".

Plutôt bien représenté, le cinéma américain compte cinq réalisateurs sélectionnés, dont des habitués de la Croisette où ils ont déjà glané un voire plusieurs prix: Quentin Tarantino, Gus Van Sant, les frères Coen, et James Gray, réalisateur de "Little Odessa", et un nouveau venu David Fincher, l'auteur de "Seven".

Autres grands vétérans: le Chinois Wong Kar-wai qui ouvrira la compétition le 16 mai avec la chanteuse américaine de jazz Norah Jones dans son premier rôle au cinéma et le bosniaque Emir Kusturica, deux fois palmé à Cannes.

Une flopée d'événements hyper médiatiques seront au menu "hors compétition" dont l'avant-première mondiale du dernier film de Steven Soderbergh, "Ocean's 13", avec une pléiade de stars (George Clooney, Matt Damon, Brad Pitt, Al Pacino...), et le nouveau documentaire, "Sicko", de Michael Moore, trois ans après sa Palme d'or pour "Fahrenheit 9/11".

Si les réalisatrices présentes à cannes sont rares, en revanche le jury du Festival
est marqué par la parité femmes-hommes. Autour de son président, le réalisateur britannique Stephen Frears, débattront les actrices portugaise Maria de Medeiros, chinoise Maggie Cheung, australienne Toni Collette, la réalisatrice canadienne Sarah Polley, le comédien français Michel Piccoli, l'écrivain turc, récent Prix Nobel, Orhan Pamuk, les réalisateurs italien Marco Bellocchio et mauritanien Abderrahmane Sissako.

Que la fête commence, amplement relayée sur les ondes de Canal +, le partenaire du festival.
(*) ina-festivaldecannes.com

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