Romano Prodi joue son va-tout mercredi

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Dans un discours ce mardi soir, le président du conseil italien a fixé comme priorité absolue la nécessité de réformer la loi électorale. La loi actuelle induit une faible majorité au Sénat, de nature à faire tomber les gouvernements. C'est ce qui s'est d'ailleurs passé le 21 février dernier pour Romano Prodi.

Alors que son gouvernement, qui n'a que neuf mois, sera remis en jeu ce mercredi, lors d'un vote au Sénat, le président du conseil italien, Romano Prodi, a fixé ses principales priorités dans un discours en fin de journée ce mardi. L'absolue priorité est donnée à une réforme du code électoral, mais il a préféré ne pas évoquer les sujets qui fâchent, du mariage gay à la réforme des retraites. Il a en revanche promis de relever le montant des pensions les plus basses, d'ouvrir des crèches gratuites, et d'offrir des avantages fiscaux pour les familles propriétaires.

Romano Prodi a sans doute raison de mettre l'accent sur la réforme du code électoral. La loi italienne en la matière, déjà réformée à plusieurs reprises, et tour à tour fondée sur la proportionnelle ou sur un système mixte de proportionnelle et de scrutin majoritaire, ne permet toujours pas d'offrir une stabilité au président du conseil, pourtant très dépendant d'une majorité au parlement.

La dernière réforme en date, votée sous l'égide de Silvio Berlusconi, prédécesseur de Romano Prodi, avait dévoyé la notion de "prime à la majorité", en permettant que, au Sénat, une telle majorité soit calculée non seulement en fonction de l'arrivée en tête des candidats, mais que ce calcul soit effectué selon un découpage régional. En définitive, seule une formidable majorité régionale peut apporter une marge de sécurité raisonnable en termes de nombre de sièges au Sénat.

Or, si le président du conseil bénéficiait d'une majorité confortable à la chambre, depuis les élections du printemps 2006, il n'en était pas de même au Sénat. Et c'est parce qu'il n'avait pas obtenu l'assentiment d'une majorité des sénateurs, le 21 février dernier, qu'il avait remis sa démission dans la foulée au président de la république.

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