Nicolas Sarkozy a détaillé son plan d'action pour la France sur TF1

Le président de la République a répondu hier soir pendant 50 minutes aux questions des journalistes de TF1. Pour sa première interview télévisée depuis son élection, Nicolas Sarkozy a passé en revue les différents objectifs de son mandat, depuis sa volonté de créer un statut de l'opposition à la défense de la TVA sociale, en passant par l'instauration d'un service minimum dans les transports publics. Une intervention vivement critiquée par la gauche.

Le président de la République a répondu pendant une cinquantaine de minutes aux deux journalistes vedettes de TF1 Patrick Poivre d'Arvor et Claire Chazal, hier soir. Plus tôt, Nicolas Sarkozy avait réaffirmé que "s'abstenir sur la TVA sociale et regarder passer le train des délocalisations serait non seulement une faute économique, mais une faute morale et une faute politique".

Pour sa première interview télévisée depuis sa prise de fonctions le 16 mai, Nicolas Sarkozy a attaqué la "pensée unique", s'insurgeant contre les sondages, prétextes à l'inaction. "J'ai été élu pour agir et trouver des solutions", a-t-il assuré. Et de répondre à ceux qui disent "on ne peut rien faire sur rien, eh bien moi j'ai été élu pour faire quelque chose sur tout".

Le président de la République a ainsi rappelé le projet sur le service minimum prévoyant que "toutes les entreprises de transport seront obligées d'avoir un plan de transport minimum les jours de grève". Ce jeudi, l'avant projet de loi va être présenté aux syndicats.

Le lendemain de la formation du gouvernement Fillon 2, il a affirmé que l'ouverture n'était pas "un coup" ni "un truc sans lendemain". Il a indiqué qu'il allait prendre, au cours de l'été, des "initiatives assez fortes" pour "faire de la démocratie française une démocratie exemplaire". Un statut de l'opposition pourrait ainsi être élaboré, une opposition à qui il compte confier la présidence de la puissante commission des Finances.

Nicolas Sarkozy s'est aussi dit "assez tenté" d'introduire "une dose de proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée pour assurer la diversité des courants politiques".

Du côté de l'opposition justement, les critiques n'ont pas tardé à pleuvoir. Le PCF a ainsi dénoncé un "exercice d'autosatisfaction" auquel se serait livré le président de la République. La LCR de son côté, accuse Nicolas Sarkozy de vouloir "passer en force" et a appelé à la mobilisation pour "bloquer les mauvais coups du gouvernement".

Le député européen socialiste Stéphane Le Foll, bras droit de François Hollande a lui estimé que le président de la République avait détaillé "quelques cadeaux fiscaux" hier soir sur TF1 et que la facture "sera payée par tous les Français", prenant en exemple la TVA sociale et les franchises de remboursement.

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