La croissance américaine revue en hausse à 2,5% au quatrième trimestre

Attendue inchangée par rapport à la deuxième estimation de 2,2%, la croissance des Etats-Unis a été révisée en hausse à 2,5% lors de son estimation finale. Une modification essentiellement attribuable à la réévaluation des stocks.

L'économie américaine peut désormais avec certitude se targuer d'une troisième année consécutive de croissance supérieure à 3%. En 2006, la croissance s'est élevée à 3,3%, après 3,2% en 2005 et 3,9% en 2004. Le département du Commerce vient de publier l'estimation définitive de la croissance du quatrième trimestre de l'année: elle a été relevée à 2,5% contre 2,2% lors de la deuxième estimation et 3,5% initialement. Les économistes s'attendaient à une estimation inchangée à 2,2%. Au troisième trimestre, l'économie avait connu une croissance de 2%.

Ce changement intervient en raison de la réévaluation des stocks (en particulier de véhicules) à 22,4 milliards de dollars en rythme annuel, contre 17,3 milliards estimés précédemment. Des stocks plus importants peuvent refléter à la fois une augmentation des invendus ou une anticipation de meilleures ventes. "Mauvaise nouvelle, l'investissement en équipement a chuté plus que prévu, de 4,8% contre 3,2%" relève Marie-Pierre Ripert, économiste chez Natixis. Les autres composantes du produit intérieur brut (PIB) sont restés inchangées, avec une forte consommation en croissance de 4,2% et un faible investissement résidentiel, en recul de 19,8%.

L'indice des prix hors produits alimentaires et énergie, très observé par la Réserve fédérale, a ralenti à 1,8% en rythme annuel contre 1,9% estimé auparavant et 2,2% au troisième trimestre. Ces chiffres sont publiés au lendemain d'un discours du président de la Réserve fédérale (Fed) Ben Bernanke qui a indiqué que les incertitudes sur les perspectives de l'économie américaine s'étaient quelque peu accrues ces dernières semaines et que les futures décisions de la Fed dépendraient de l'évolution de l'inflation et de la croissance.

Bernanke a jugé que l'inflation, hors prix de l'alimentation et de l'énergie, devrait sans doute connaître une modération graduelle progressive mais aussi que les risques inflationnistes étaient orientés à la hausse. "Les perspectives à court terme du marché immobilier restent incertaines", a-t-il également déclaré.

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