Fiat 500 : le charme de la "Dolce Vita"

Notre journaliste spécialiste de l'automobile a testé la dernière née du constructeur italien, la Fiat 500. Voici ses impressions.

Antithèse de la nouvelle Twingo, dont Renault s'est efforcé de gommer la personnalité, la Fiat 500 néo-rétro mise tout sur son "italianité". La "Mini du peuple", comme l'a baptisée Luca De Meo (patron de la marque), ne veut surtout pas passer inaperçue. Ronde, féminine à souhait par ses galbes sensuels, elle aguiche sans vergogne, y compris par ses outrances. On ne la confondra pas avec une banale japonaise. Difficile de résister au charme de ses phares ronds, sa barette de calandre, ses pare-chocs chromés, ses petits feux arrière géométriques, autant de clins d'oeil à l'ancêtre de 1957. A l'intérieur, le compteur de vitesse rond, le large bandeau de couleur rappelant la planche de bord en tôle de sa devancière, les dossiers de sièges également arrondis, la boule du levier de vitesses évoquant la bakélyte des années cinquante et soixante, inspirent immédiatement une nostalgique sympathie.

Même si elle apparaît plus longue, large et haute que la 500 originelle, la nouvelle est une petite voiture à l'échelle d'aujourd'hui, plus courte de 5 centimètres même que sa rivale française. Elle n'en offre pas moins deux vraies places confortables à l'avant. Les moteurs (69 et 100 chevaux en essence, 75 en diesel) sont pétillants, les changements de rapports précis. L'embrayage surprend par sa douceur. La tenue de route est sûre. Soignée dans sa conception, la petite transalpine - fabriquée en Pologne, réduction de coûts oblige - l'est aussi dans sa finition. A part quelques éléments un peu légers comme le levier réglant la hauteur des sièges, les autres matériaux font solide et semblent mieux assemblés que sur les autres modèles de la marque.

Séductrice, la 500 est sans doute la meilleure Fiat de ces dernières années. Il faudra certes composer avec un rayon de braquage curieusement élevé, qui grève la maniabilité, des places arrières symboliques et un coffre riquiqui. Les aspects pratiques sont d'ailleurs laissés à sa soeur aînée Panda, plus spacieuse mais moins raffinée, à laquelle la dernière-née emprunte sa plate-forme. Pour bien moins cher que la Mini de BMW, mais avec des prestations inférieures, on peut donc rouler dans une des voitures les plus sexy du moment. Les tarifs sont coquets, mais compétitifs pour une telle voiture, entre 10.500 et 14.500 euros (5.400 euros de moins que la Mini en version de base). Une variante encore moins onéreuse (9.500 euros) est prévue pour la fin de l'année. Mais, attention, Fiat offre des tas d'accessoires affriolants (clé de couleur, double pare-chocs avant comme sur la 500 L de 1968, rétroviseurs chromés), qui font cruellement monter la note... Histoire d'améliorer les marges du constructeur. Une version sportive Abarth - un label jadis célèbre ressorti des oubliettes - de 135 chevaux arrivera au printemps 2008, suivie d'un mignon cabriolet et d'un break.

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