Strauss-Kahn veut un FMI plus favorable aux pays émergents

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L'ancien ministre français de l'Economie, en campagne pour la direction générale du Fonds monétaire international, tente de convaincre les 184 membres de l'institution de soutenir sa candidature. Pour les économies émergentes, il propose une réforme du système d'adoption des décisions.

Au FMI, l'influence de chaque pays membre dépend des fonds qu'il apporte. C'est le système de quote-part. Malgré la réforme en cours de ce dispositif, Dominique Strauss-Kahn souhaite aller encore plus loin. "La réforme des quotes-parts ne sera peut-être pas suffisante. Je pense que la dynamique de la prise de décision doit être changée pour augmenter de manière décisive l'apport des économies émergentes et en développement", affirme le ténor socialiste dans une tribune publiée par le Wall Street Journal.

Dominique Strauss-Kahn est favorable à une système de double majorité "pour une poignée de décisions cruciales". Actuellement, le principal organe de décision du FMI, le conseil d'administration, est constitué de vingt-quatre membres. Les cinq principaux actionnaires (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Japon), la Chine, la Russie et l'Arabie saoudite y possèdent un siège permanent. Les 176 autres pays adhérant à l'institution se contentent d'une rotation des seize autres sièges.

L'aspirant directeur général cherche à séduire les pays émergents dont beaucoup se méfient de l'institution fondée en 1944. En visite en Argentine mercredi 5 septembre, Dominique Strauss-Kahn a confessé: "pour de nombreuses personnes, le FMI est le diable et il y a des raisons pour cela". Reçu par le président argentin Nestor Kirchner, l'ancien ministre de l'Economie s'est engagé à ce que le FMI serve "les intérêts des peuples" au lieu de se limiter au rôle de "gendarme".

Le suspense sur cette nomination devrait être levé dans le courant du mois. Dominique Strauss-Kahn et son rival, l'ancien gouverneur de la banque centrale tchèque Josef Tosovsky, seront reçus au siège du FMI à Washington. Le Français part favori.

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