Accor table sur une nette amélioration de sa rentabilité

La marge opérationnelle du groupe français d'hôtellerie devrait s'améliorer de trois points d'ici à 2010, selon Gilles Pélisson, son directeur général. Parallèlement, Accor veut développer son réseau mondial à 5.000 hôtels contre 4.143 à fin juin dernier. Il ne souhaite pas céder ses parts dans le groupe de casinos Lucien Barrière.

Gilles Pélisson, directeur général d'Accor a annoncé pour la première fois depuis son arrivée il y à deux ans aux commandes du quatrième groupe hôtelier mondial, des objectifs d'amélioration de la rentabilité du groupe grâce à la nouvelle stratégie mise en place (nouveaux modes de détention des actifs, repositionnement des marques, etc...).

La direction d'Accor prévoit d'améliorer de 3 points la marge opérationnelle de l'hôtellerie entre 2006 et 2010, hors impacts des cycles économiques. Cette dernière ressortait à 30,6 % à l'issue de l'exercice 2006, soit un potentiel de hausse de l'ordre de 10 %.

La rentabilité des capitaux investis (ROCE) augmentera plus significativement. En effet, elle devrait s'accroître d'ici 2010 de 3,6 points, à comparer à 11,1 % en 2006. D'ici 2010, les hôtels les moins performants, voir déficitaires seront rayés du parc. Une stratégie appliquée cet été avec la vente de la chaine économique américaine Red Roof. A elle seule, cette opération a un impact positif de 0,3 % sur le ROCE, indique Accor.

Enfin, le groupe hôtelier français a annoncé devant les analystes financiers réunis à Roissy pour deux jours de présentations lundi et mardi, sa volonté de réduire de 45 % en 2010 la volatilité de son résultat opérationnel (EBIT) par rapport au dernier cycle grâce à l'évolution de ses modes de détentions d'actifs. "Accor ne devient pas une valeur non cyclique" mais elle réduit fortement sa sensibilité, explique Jacques Stern, directeur général en charge des finances chez Accor.

A ce titre, Accor a relevé le nombre des hôtels en propriété qui ont vocation à changer de mode de détention de 550 précédemment à 600 établissements, dont 400 Motels 6 et Formule 1 (en France). La cession des murs des Formule 1, renommés F1, interviendra courant 2008, après la rénovation des établissements positionnés sur le segment de l'entrée de gamme. Au total, d'ici à 2010, Accor ne détiendra plus que 23% de ses hôtels, contre 50% à fin 2006. Les hôtels seront désormais essentiellement exploités sous forme de contrats de gestion et de franchise.

Parallèlement, le groupe français veut développer fortement ses parts de marché. Il compte porter son réseau mondial à 5.000 hôtels (soit 600.000 chambres) d'ici à trois ans, contre 4.143 à fin juin dernier.

Enfin, Gilles Pélisson a affirmé que la vente de la participation de 35 %d'Accor dans le groupe de casinos Lucien Barrière "n'est pas à l'ordre du jour". Ce groupe est contrôlé par la famille Desseigne à hauteur de 51 % du capital et compte également comme actionnaire Colony 15 %, un fonds d'investissement américain qui détient 10,3 % d'Accor.

L'action Accor a bien réagi à l'ensemble des déclarations de la direction d'Accor. Elle gagne ce matin 2,46 %, à 65,85 euros.

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