Berardino Libonati nommé nouveau président d'Alitalia

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Les actionnaires nomment Berardino Libonati nouveau président de la compagnie aérienne italienne en proie à de grandes difficulutés. Les pertes d'Alitalia pourraient être alourdies par 400 millions d'euros de dépréciations d'actifs. La crise gouvernementale que traverse le pays pourrait repousser la privatisation de la compagnie.

L'assemblée des actionnaires du transporteur aérien italien Alitalia vient de nommer les nouveaux membres du Conseil d'administration et désigné président Berardino Libonati. Ce dernier, qui était proposé à ce poste par le ministère de l'Economie, remplace Giancarlo Cimoli, évincé en raison de ses résultats jugés décevants par l'Etat italien qui est le principal actionnaire d'Alitalia avec 49,9%.

Berardino Libonati n'est pas un spécialiste du transport aérien. Il est expert de droit des sociétés, professeur à l'université de Rome, La Sapienza, et il a présidé ou préside plusieurs conseils d'administration, dont brièvement celui de Telecom Italia fin 1998-début 1999.

Giancarlo Cimoli, contesté par les syndicats et au sein du gouvernement, avait été nommé en mai 2004. Il cumulait les fonctions de président et administrateur délégué (responsable opérationnel). Pour le moment on ne sait pas encore si Berardino Libonati cumulera lui aussi les deux fonctions.

Alitalia traverse de graves difficultés financières et sa perte pour 2006 est évaluée à 380 millions d'euros, soit plus du double par rapport à 2005. Selon la presse italienne, Alitalia pourrait en outre passer une provision de 400 millions d'euros pour dépréciations d'actifs. Selon Giovanni Sabatini, membre du conseil d'administration et représentant du Trésor italien, il est encore trop tôt pour donner des chiffres définitifs sur l'année 2006 "car les procédures de clôture du bilan sont encore en cours".

Alitalia est actuellement engagée dans un processus de privatisation et cinq candidats ont été retenus pour la seconde phase. Les cinq candidats retenus, sur les onze qui avaient manifesté leur intérêt, sont Carlo Toto, fondateur de la compagnie Air One; le fonds italien Management e Capitali créé par l'homme d'affaires Carlo De Benedetti; le fonds Matlin Patterson Global Advisers; le fonds américain Texas Pacific Group (TPG) et la banque italienne Unicredit.

Le ministère de l'Economie a précisé que les candidats devraient présenter leurs offres, "non contraignantes", "pour la première moitié du mois d'avril". Toutefois avec la crise que traverse le gouvernement italien actuellement et si Romano Prodi ne revenait pas comme chef du gouvernement après sa démission mercredi soir, le dossier de privatisation d'Alitalia pourrait être reporté.

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