Le TGV Est est entré en service ce dimanche

Plus de vingt ans après l'ouverture des premières discussions, le TGV Est a été inauguré samedi. L'exploitation commerciale commence ce dimanche et met Strasbourg à 2h20 de la capitale, contre 3h50 actuellement.

A compter de ce dimanche, la France est encore un peu plus petite pour les habitants du Nord-Est. Avec la mise en service du TGV Est, Reims n'est plus qu'à 45 minutes de Paris, Metz à 1h30 et Strasbourg à 2h20. S'il ne s'agit pour l'instant que d'une première étape, cette mise en service représente l'aboutissement d'un long projet, évoqué pour la première fois lors d'un sommet franco-allemand en 1985 afin de relier les deux pays par une ligne ferroviaire à grande vitesse.

Pour la première fois, les collectivités territoriales ont accepté de participer au financement d'un tel projet. Jugeant la rentabilité économique de la ligne trop faible, la SNCF a en effet longtemps hésité avant de se lancer dans l'aventure. Au final, les dix-sept collectivités locales traversées par le TGV Est ont déboursé 736 millions d'euros, sur une facture totale de 3,125 milliards d'euros, le reste étant apporté par la SNCF, l'Etat ou encore l'Union européenne.

Pour la région, l'enjeu est de taille. Les élus misent sur des retombées économiques importants, en terme d'activité et de tourisme. Le département de la Meuse a ainsi construit une zone d'activités de 100 hectares à proximité de la nouvelle gare TGV. Mais les effets de l'ouverture d'une ligne à grande vitesse restent pour autant incertains : " il y a une forte corrélation entre un haut niveau d'infrastructures et le développement économique au niveau d'un État. Mais pour une ville ou un département, le lien est moins évident ", prévient la Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires.

Si le TGV Est est déjà un succès populaire, en témoignent les 680.000 billets vendus, la SNCF s'attend à perdre 100 millions d'euros la première année et 60 millions la suivante. L'équilibre financier n'est attendu que pour la troisième année d'exploitation. Il faudra pour cela attirer les quelque 11,5 millions de voyageurs espérés par an, ce qui représenterait un hausse de 65% par rapport au trafic actuel.

Pour l'instant, seul le premier tronçon de la ligne, entre Paris et Metz a été achevé. Le second tronçon, amenant la ligne jusqu'à Strasbourg, coûtera 1,7 milliard d'euros. Il permettra de mettre le siège du parlement européen à moins de deux heures de la capitale. A terme, l'Union européenne espère l'ouverture de la "Magistrale pour l'Europe", une ligne de 1.500 kilomètres entre Paris et Bratislava (Slovaquie).

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